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« L'appétit vient en mangeant ; la soif s'en va en buvant. » (Rabelais)

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé vendredi vouloir créer le 14 juillet des "Rabelaisiennes" inspirées de la Fête de la musique pour mettre à l’honneur la cuisine et la nourriture à travers la France.


"Nous allons organiser dès le prochain 14 juillet les +Rabelaisiennes+", a déclaré le ministre lors d’un déplacement dans la Sarthe. "C’est mettre à l’honneur la cuisine, organiser des repas" dans la convivialité sur tout le territoire, a-t-il dit.

Ces festivités seront organisées "avec les moyens modestes de mon ministère", a-t-il encore précisé.

Le ministre a également annoncé que le prochain Salon de l’agriculture, qui se tiendra à Paris du 23 février au 3 mars, sera placé sous le signe du "temps consacré au repas et à son organisation".

Ceci "pour limiter le grignotage, avec un impact également sur le coût de la santé", a ajouté le ministre.

M. Le Foll s’exprimait alors que son ministère, celui de la Culture et celui de l’Agroalimentaire ont validé vendredi l’idée d’un réseau de "Cités de la gastronomie" destiné à exploiter le classement par l’Unesco du repas gastronomique des Français au Patrimoine immatériel de l’humanité.

La Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires a préconisé de retenir Tours, Paris-Rungis et Dijon pour former le "socle" de ce futur réseau.

M. Le Foll, qui a été élu député de la Sarthe au printemps dernier, a visité vendredi deux usine agroalimentaires du département, la conserverie Christ et la laiterie Candia, en proie à un conflit social.



vendredi

La cité de la gastronomie aura certainement plusieurs portes d'entrée

Plusieurs Cités de la gastronomie préconisées avec un socle Tours, Dijon et Paris-Rungis

Un réseau de "Cités de la gastronomie" comprenant le "socle" Tours, Paris-Rungis et Dijon, mais sans exclure Lyon : telle est la proposition de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) qui a reçu l'aval des trois ministres concernés par le dossier.

Dans un communiqué commun publié vendredi matin, les ministres de la Culture, de l'Agriculture et de l'Agro-alimentaire se déclarent "favorables à la constitution d'un réseau des Cités de la gastronomie".

Ils demandent néanmoins que des "éléments complémentaires soient apportés aux dossiers sélectionnés, en particulier sur le plan du financement". Les villes candidates ont jusqu'à la mi-avril pour rassembler les éléments nécessaires permettant aux ministres "d'annoncer leur décision définitive fin avril".

Aurélie Filippetti, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot ont publié leur communiqué après avoir reçu la MFPCA.

La Mission leur a présenté son rapport d'évaluation sur la création d'une Cité de la gastronomie, mesure phare du plan de gestion de l'inscription par l'Unesco du "repas gastronomique des Français" au patrimoine de l'Humanité en novembre 2010.

En fait, la Mission préconise donc "l'instauration d'un dispositif original et fédérateur, un réseau de Cités de la Gastronomie, dont le socle serait constitué par les projets de Tours, Paris-Rungis et Dijon".

La mission souligne également que "Lyon ne doit pas être exclu du schéma proposé". En revanche, le projet de Beaune jugé "très difficilement réalisable" par la mission a été écarté, précise le communiqué.

Les ministres souhaitent que des éléments complémentaires soient apportés aux dossiers sélectionnés par la mission, en particulier sur le plan de financement (investissement et fonctionnement) des cités candidates mais aussi sur le contenu de l'offre culturelle, la dimension pédagogique, éducative et scientifique de leur projet.

La création de la Cité de la gastronomie doit permettre à la France de se doter d'un outil de promotion de sa culture alimentaire et de valorisation de son patrimoine gastronomique. Ce sera aussi "un extraordinaire pôle culturel de développement économique et touristique", selon la Mission.

L'enjeu est donc de taille pour les villes concernées et a suscité des rivalités, y compris politiques, entre les candidates.

(AFP)






jeudi

Pourquoi mange-t-on une galette des Rois en janvier ?

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L'origine de l'épiphanie L'épiphanie est avant tout une fête romaine. Jadis, on les appelait les Saturnales.Il s'agissait d'une fête chrétienne qui avait un bon fond au départ.L'objectif était de faire une grande fête entre la famille romaine et les esclaves.Les esclaves participaient alors à un jeu qui consistait à choisir le roi du jour.On tirait au sort en insérant une fève qui était à cette époque un haricot.Un enfant se glissait alors sous la table, comme on le fait encore dans certaines familles actuellement.L'enfant désignait certains noms au fil de son évolution sous la table.Les parts étaient distribuées et une personne était tirée au sort grâce à la fève.Dans le cas où cette personne était un esclave, elle avait le droit de choisir un vœu, même si elle veut se faire libérer de son esclavage.

Des galettes de pain
Les galettes des Rois des Romains ne se présentaient pas comme les nôtres.À cette époque, il s'agissait tout simplement de galettes de pain contenant à l'intérieur ce fameux grain de haricot pour élire le roi du jour.Cette fève a bien évolué au fil du temps.À l'arrivée des rois de la Belle Époque, les galettes contenaient des pièces, des Louis d'or. Cette pratique était réservée à la Cour.On a également retrouvé des fèves en plastique ou en porcelaine.De nos jours, certaines spécialités font des commandes spéciales auprès des porcelainiers qui sont devenus de grands spécialistes dans le domaine de la fabrication de la fève.

Une diversification au fil du temps
 Dès le 15e siècle, la France se divise en deux en termes de galette des Rois.Au sud dans le Languedoc, les galettes sont très variées. Au nord, les galettes sont surtout constituées de pâte fourrée.Au fil du temps, les variétés de galettes des Rois se sont diversifiées.À Pithiviers au nord de la région Centre, on a par exemple dès le 17e siècle une spécialité qui est à base de pâte feuilletée. Ce gâteau est fourré à la pâte d'amande.On en trouve aujourd'hui dans la plupart des pâtisseries.Par contre, la galette comtoise quant à elle est une pâte feuilletée sèche comme la trouvaient nos grands-parents.Quand on descend dans le sud de la France, dès la région rhodanienne, surtout dans la région provençale, on trouve des galettes en forme de couronne afin de rappeler celle des rois.Ces rois mages venaient annoncer la naissance du Messie, d'où l'origine de la galette des Rois.En Provence, cette couronne est souvent parsemée de fruits confits pour rappeler la notion des produits régionaux.

La galette des Rois au fil de tous ces siècles a eu des variantes, elle a changé, elle s'est statuée.La fève a aussi varié en fonction des évènements politiques et religieux.Nous appartenons au 21e siècle. Nous rangeons la galette du passé. C'est maintenant à vous de créer la galette des rois de demain.