mardi

L'automne: saison des champignons et de l'imaginaire qui s'y rattache

Un champignon n'est pas un légume. Soit ! Mais la philosophie de la girolle serait donc supérieure à celle du chou ?


Le fait d'être différent impliquerait une relation de supériorité entre les deux ?

Sur certains plans oui, forcément, mais sur certains points seulement, comparables car communs aux deux. Alors on attend la fatidique question sur la dangerosité du champignon.

Elle est réelle, notamment dans la chaîne alimentaire. Malgré la supériorité de l'homme tout en haut de celle-ci, il peut être mis à mal par un vulgaire champignon furtif cachant bien son venin de cobra à ombrelle. Alors la philo du champignon, faut quand même s'en méfier à l'heure de la fricassée. C'est que la philosophie du champignon, il faut la maîtriser. Si l'on ne sait distinguer les golmotes des amanites panthères, on se limitera à la BD (Boite de Détaillant) du champignon, celui de Paris. Il est vrai que le chou est plus facile à vivre même s'il est différemment savoureux, mais c'est un adversaire moins valeureux et de ce fait une proie moins valorisante. Le chien truffier, meilleur ami du philosophe gastronome, ne s'y trompe d'ailleurs pas. Certes. Mais il faudra bien se rabattre sur cette proie facile du chou, le champignon refusant le combat dès que le temps se rafraichit un peu trop et préférant la politique de l'autruche jusqu'à la saison suivante.




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