mercredi

MEA CULPA

Y a pas de quoi être fière !
Quelle honte, Kilien, parler de "gastronomie" quand "Deux millions d'enfants ont faim en France" !


Ce matin sur Europe 1, Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, se dit "effrayé" par la situation.
Le Secours populaire a tiré la sonnette d'alarme. "Nous sommes effrayés au Secours populaire devant cette montée de la misère, de la pauvreté, de l'exclusion", s'est insurgé Julien Lauprêtre, président de l'association. Celle-ci aide cette année 2,5 millions de personnes, contre environ 2 millions l'année dernière : "des femmes seules avec des enfants, des travailleurs pauvres, des petits commerçants et artisans". Parmi eux, des jeunes : "l'année dernière, nous en avons aidé 150.000", précise Julien Lauprêtre. "Et combien sont-ils à ne pas oser venir ?"

L'aide alimentaire oubliée par le gouvernement
"L'enfance va mal", alerte en particulier le président du Secours populaire. "Deux millions d'enfants ne mangent pas à leur faim" et "cette année, un enfant sur trois n'est pas parti en vacances".
Quant aux mesures annoncées mardi par le gouvernement pour lutter contre la pauvreté, Julien Pauprêtre se montre plutôt sceptique à leur sujet : "je ne crois que ce que je vois", affirme-t-il, précisant que "l'une des grandes faiblesses du plan, c'est qu'il n'y a rien dans le domaine alimentaire." Sur les 181 millions de repas distribués l'année dernière par le Secours populaire, la moitié était financée par un programme d'aide européen aujourd'hui menacé, a-t-il souligné.



mardi

les meilleurs apprentis cuisiniers et l'académie de cuisine

Dans la même foulée, tous les résultats tombent : ceux du concours du meilleur apprenti cuisinier et ceux du concours de l'académie nationale de cuisine


Les noms des Meilleurs Apprentis Cuisiniers de France 2012 dévoilés


La 58ème finale concours du Meilleur Apprenti Cuisinier de France – promotion Bernard Vaussion s’est déroulée à l’Ecole Supérieure de Cuisine Française Ferrandi le 10 décembre dernier.
Ils étaient 25 candidats à avoir été sélectionnés pour la demi-finale qui s’est déroulée à l’école de Dardilly à Lyon, et seulement 11 d’entre eux se sont distingués lors de la finale.
Les 11 finalistes 2012 :
- Mickaël Alexis de l’Auberge du Clos St Pierre à Gambais
- Romain Chalumeau des Terrasses à Tournus (Etablissement ayant assuré sa formation : Aux Terrasses à Tournus (71700)
- Tancrède Dell’Oste des Cocottes à Paris (Etablissement ayant assuré sa formation : Ecole Ferrandi – 75006 PARIS)
- Amélie Ducos de chez LPR Flora Tristan à Camblanes (Etablissement ayant assuré sa formation : Lycée de Navarre St Jean Pied de Port – Camblanes)
- Tiphaine Foucault du Grand Hôtel à Mayenne (Etablissement ayant assuré sa formation : Le Grand Hôtel – 53100 Mayenne)
- Julien Foucault du Tastevin à Maisons Laffitte (Etablissement ayant assuré sa formation : CFA Cergy)
- Kévin Hardy du Chandouineau à Redon (Etablissement ayant assuré sa formation : Restaurant Chandouineau à Redon)
- Erwan Ledru de l’Ecole Ferrandi à Paris (Etablissement ayant assuré sa formation : Ministère des Affaires Etrangères à Paris)
- Anthony Perouf de L’Exception à Grenoble (Etablissement ayant assuré sa formation : CIFA Jean Lameloise)
- Marine Poulat du Clos du Château à Goncelin (Etablissement ayant assuré sa formation : Restaurant Le Clos du Château à Goncelin)
- Hugo Thizy du Tastevin à Maisons Laffitte (Etablissement ayant assuré sa formation : « Le Tastevin » 78600 Maisons Laffitte)
Le Palmarès :
- 1er : Tancrède Dell’Oste actuellement au restaurant Les Cocottes 75007 Paris
– 2ème: Erwan Ledru actuellement au Ministère des Affaires Etrangères 75006 Paris
– 3ème: Romain Chalumeau actuellement aux Terrasses 71700 Tournus

1er prix du Poisson : Tancrède Dell’Oste
1er prix de la Viande : Erwan Ledru
1er prix du Dessert : Tancrède Dell’Oste


Le Concours de l’Académie Nationale de Cuisine : les résultats

Le 27 novembre dernier se tenait au Lycée Hôtelier du Touquet la remise des prix des Concours de l’Académie Nationale de Cuisine. La Toque d’Or « Cuisine », la Toque d’Or « Pâtisserie » ainsi que le Trophée Avenir Raymond Vaudard récompensaient les candidats les plus prometteurs dans leur catégorie.
Le jury, qui a répondu présent à l’appel du responsable des concours Jean-Marc Mompach et qui était composé, entre autres, de MOF, de Bocuses d’Or et d’Argent, de Disciples d’Escoffier, de Maîtres Cuisiniers de France ou encore de l’Académie Nationale de Cuisine, a ainsi remis les prix suivants :

Toque d’Or Cuisine : (Thème: Oeuf brouillé moulé, la raie et en dessert des crêpes farcies et beignets au chocolat)
1- Guillaume Rizzo (Hôtel St James et Albany – Paris) ;
2- Gérald Guille (Hôtel Westminster – Le Touquet) ;
3 -Vanessa Moncomble (Lycée Marguerite Yourcenar – Beuvry).
Prix spéciaux :
1er Prix Créativité « recette écrite » : Vanessa Moncomble ;
1er Prix « Pratique » : Guillaume Rizzo ;
1er Prix « oeuf moulé » : Vanessa Moncomble ;
1er Prix Poisson : Vanessa Moncomble ;
1er Prix Dessert : Arnaud Niéri (le Pasino – Aix-en-Provence).

Toque d’or Pâtisserie : (Thème : « les Îles » avec deux gâteaux pour 6 personnes et une pièce artistique présentant deux techniques de travail du sucre et un plateau de 6 variétés de fours frais) : La Toque d’Or « Pâtisserie » n’a pas été attribuée cette année. - Prix « Espoir » : Clément Delaby (Pâtisserie Tony Lestienne – Boulogne-sur-Mer).

Trophée Avenir Raymond Vaudard :
Concours réalisé en binôme (Cuisine et Service) mettant en scène des élèves de terminale d’établissement de formation hôtelière
(Thème : merlan en cuisson libre, sauce à base de tourteau et un dessert comportant une génoise marbrée, crème à base de Grand Marnier et de l’ananas, travaillé en salle par le serveur)
1- Alexandre Koa Eloundoun (cuisine) et Victoria Lannoy (service) du lycée St-Martin – Amiens – Professeur : Christian Doligez ;
2- Sonia Ajayi (cuisine) et Steven Leniniven (service) du Lycée René Auffray – Clichy – Professeur Daniel Sauvanel, Maître d’apprentissage : Yannick Alleno ;
3- Benjamin Millard (cuisine) et Maroussia Lebedeff (service) du lycée de Chamalières, Professeur Frédéric Huret.

1er prix « Cuisine » : Alexandre Koa Eloundoun ;
1er Prix « Dessert » : Thomas Cherbit ;
1er Prix « Service » : Hélène Desloges ;
Prix du « Meilleur Commis » : Bastien Vermotte.

(sources mag Le Chef)



Pour les fêtes, faites original, servez des insectes à l'apéritif !



L'entomophagie. Ce mot désigne la consommation d'insectes par l'être humain. Effet de mode ou bien ancrée dans la culture la consommation d'insectes arrive de plus en plus en occident.

Au Laos, la FAO soutient l'élevage d'insectes pour lutter contre la malnutrition. Mais cette production peut-elle s'imposer dans les pays développés? Le soleil se lève à peine sur la rizière de la banlieue de Vientiane, la capitale laotienne. La nasse de plastique de Monsieur Si s'agite au ras de l'herbe. En larges mouvements circonscrits, l'agriculteur tente d'y emprisonner les derniers crickets de la saison. Une fois grillé et vendu, son maigre butin ira rejoindre sur les étals du marché la vingtaine d'espèces que consomment 95% des Laotiens. Mais à cette époque de l'année, Monsieur Si sait que la récolte sera décevante. «C’est difficile d’en attraper en saison sèche. C’est pourtant mon seul revenu et notre seul repas lorsque les stocks de riz diminuent.» Pour parer à ces fluctuations, depuis 2008, la FAO (l'agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation) tente de faire passer la cueillette artisanale d'insectes à la production organisée. L'objectif? « Lutter contre la malnutrition qui touche au Laos près de 40% des enfants de moins de cinq ans», explique Vonglokham Pouvanh, nutritionniste à la FAO. Un élevage peu coûteux… Jusqu’à quatre fois plus protéiniques que le boeuf, riches en minéraux, en vitamines A et B... Autant de qualités nutritionnelles que Mme Wunkham connaît désormais bien. Mais pour elle, l'élevage d'insectes est avant tout le moyen d'obtenir des revenus supplémentaires. Avec fierté, l’agricultrice fait visiter l'arrière-cour de sa maison. Un grésillement incessant s'élève d'une dizaine de cuves en béton. «C'est un élevage peu coûteux qui ne nécessite pas de matériel sophistiqué; il suffit de quelques œufs, d’un peu d’eau et de nourriture. J’utilise la même que pour les poulets.» Comme elle, une vingtaine d'agriculteurs sont soutenus par le projet pilote de la FAO lancé en juin 2010. «L'expérience vise à installer une production stable au Laos, mais pourrait inspirer d’autres régions du monde» explique Serge Verniau, directeur de la FAO à Vientiane. La production d’insectes ne nécessite aucun pesticide et rejette peu de gaz à effet de serre Une utopie? Près de 1.400 espèces d’insectes sont déjà consommées quotidiennement par 2,5 milliards de personnes dans le monde. Si les grillons sont une alternative intéressante à la sécurité alimentaire des pays pauvres, ils pourraient aussi devenir une source de protéines dans les pays développés. Respectueuse de l'environnement, la production d'insectes ne nécessite aucun pesticide, rejette peu de gaz à effet de serre et consomme moins de végétaux et d'eau que les bovins.
Reste à passer outre les tabous alimentaires. «Nous menons des expériences avec des chefs et des industriels pour les rendre invisibles. Réduits en poudre ou transformés en surimis, sauterelles et phasmes auront ainsi plus de chance d’arriver dans nos assiettes», explique Antoine Hubert, directeur de l’association Worgamic, spécialisée dans l'agriculture durable. Mais de là à ce que la poudre d'insectes fasse mouche en France, nos cuisses de grenouille ont encore de beaux jours devant elles.

mercredi

Toque et Politique



Adieu à TOQUES ET POLITIQUE sur LCP
Message de Périco Légasse
J'animais depuis septembre 2009 une émission intitulée Toques et Politique sur la chaîne parlementaire LCP. Chaque mois, je recevais deux députés d'une même région mais de sensibilité politique différente. Après une séance de cuisine où les élus mettaient la main à la pâte, ils passaient à table, c'est le cas de le dire, où je les cuisinais tout en dégustant notre déjeuner. Intéressant de recevoir deux parlementaires et d'aborder avec eux des thématiques rarement débattues dans l'hémicyle. Tout y passait, convivialement, mais sans concessions : Que faisaient-ils, eux, en tant qu'élus d'un territoire, pour combattre la malbouffe dans les cantines scolaires, pour la sauvegarde de l'agriculture paysanne, pour limiter l'industrialisation des campagnes, pour moduler les ravages de l'agro alimentaire, pour préserver l'environnement de nos terroirs, pour freiner l'expansion de la grande distribution, pour réguler la ...publicité des aliments sucrés, pour favoriser l'éducation du goût à l'école, pour protéger nos artisans en voie de disparition, pour améliorer la condition des caissières de super marchés, pour soutenir l'agriculture bio, pour enrayer l'empoisonnement des sols et des cultures avec des produits chimiques, pour aider la restauration indépendante à faire face au fast-food, pour stopper la concurrence déloyale des fruits et légumes étrangers bourrés de pesticides et pour empêcher nos maraîchers de qualité de déposer le bilan, pour renforcer les contrôles publics contre la fraude à la consommation ? Autant de questions qui touchent à nos quotidiens, au bien être de nos familles et à des enjeux nationaux. L'émission fut suspendue en septembre 2011 pour "cause de campagne présidentielle", la chaîne devant réadapter sa grille de programmes. Promesse écrite me fut faite par Gérard Leclerc, président de LCP, que Toques et Politique retrouverait sa place après les élections. Las, entre temps, deux élus, Catherine Wautrin, députée UMP de la Marne et ancienne secrétaire d'Etat de Jacques Chirac, et Jean-Christophe Lagarde, député Nouveau Centre / UDI de Seine-Saint-Denis, émirent des doutes quant à l'opportunité d'une émission mêlant politique et gastronomie. Curieusement, en juin dernier, Gérard leclerc m'informait que l'émission était supprimée par manque de crédits (alors que son budget est dérisoire). Simple coïncidence sans doute. Dommage, car c'était le seul espace de télévision où des problématiques précises, jamais abordées ailleurs, ou si rarement, mais quelque peu dérangeantes, faisaient l'objet d'un débat ouvert avec des responsables politiques. Une fois de plus, c'est la malbouffe qui a le dernier mot et les citoyens qui ferment leur gueule.

Je voulais porter ces faits à la connaissance du public.

Vive la République !

Périco Légasse 

 

Pour le Réveillon... huîtres aux asperges et à la banane..





mardi

Les préparations de Noël


La radio du père noël parle du Traité de la Gastronomie : -http://www.laradioduperenoel.com/podcasts/agnes-mignonac,-nutritionniste,-vous-repond-tous-les-jours-de-9h-a-midi-sur-la-radio-du-pere-noel-7




Joyeuses préparations de Fêtes !

Award Gourmand 2013

Réuni comme chaque année à l'École Le Cordon Bleu Paris, le jury français des Gourmand Awards tient à féliciter les éditeurs, les chefs, les auteurs, les photographes, les historiens, les graphistes, les vignerons et tous les acteurs du secteur.


Les ouvrages primés intègrent désormais la compétition internationale, dont les prix seront remis le 23 février 2013 au Carrousel du Louvre, pendant le Festival du livre culinaire.

Cette sélection sera présentée aux visiteurs de la Bibliothèque publique
d’information du Centre Pompidou, de février à mars 2013
– BPI, niveau 2, aux heures d’ouverture de la bibliothèque. (informations au 01 44 78 44 22)


Grand prix de la Gastronomie Française

Eric Briffard, Le Cinq – Eric Briffard, Chihiro Masui – Glénat



Prix des étudiants du Cordon Bleu Paris

- Cuisine : Le Nouvel Art Culinaire Français – Flammarion

- Pâtisserie : Pariès, Maison Basque - Inès Heugel, Françis Hammond – Les éditions du Chêne

- Vin : L’Atlas des Vins de France - Laure Gasparotto, Jean Pierre de Monza – Éditions Jean-Pierre de Monza





1 – CHEFS ET AUTEURS

Chef

Petits produits, grande cuisine – Christophe Girardot – Éditions Sud Ouest

Femme chef

Best of Breizh, Les Incontournables de la Cuisine Bretonne – Nathalie Beauvais – Trop Mad

Professionnels

Mémoires de chefs - Nicolas Chatenier - Textuel

Télévision

A’Gueter – André Muller – Éditions La Nuée Bleue

Premier livre

L.O.V.E. Foodbook, Libertinage gourmand – Boisseau, Baltz - HC Éditions





2 – ÉDITION

Magazine

Bibliothèque(s) – spécial Gastronomie, juillet 2012

Photographie

600ºC - Gilles Stassart, Photos : Hans Gissinger – Le Rouergue

Illustrations

Ma cuisine illustrée automne - CSFL Ink Editions

Design

Le Livre Blanc - Anne-Sophie Pic, Photo: Michael Roulier, Design: Stéphane Davet, Graphisme: Rachel

Cazadamont - Hachette Livre

Livre corporatif

Blondes, brunes et rousses en cuisine – Michèle Villemur, Brian Feinman. Préface: Jean-Claude Biguine –

Féret

Traduction

Le jour des morts - Francisco Gerardo Haghenbeck, Traduction: Albert Bensoussan - Éditions de L'Herne





3 – CUISINES DU MONDE

Cuisine régionale

L'estofi, Histoire et légendes d'une spécialité Aveyronnaise et Quercynoise - Christian Bernard, Daniel Crozes,

Photo: Kristof Guez – Éditions du Rouergue

Cuisine étrangère

À Table avec la Reine d´Angleterre - Frederique Jacquemin - Agnès Viénot

Cuisine française

Traité de gastronomie française – Kilien Stengel – Le sang de la terre











Cuisine italienne

Pizza – Alba Pezone - Marabout

Cuisine Méditerrannéenne

L'huile d'olive, L'or de la Provence – Olivier Baussan – Éditions du Chêne

Cuisine asiatique

Paris-Hanoï, Recettes du Viêtnam - Mido Youssouf, Jean Phi Youssouf, Hando Youssouf – Marabout

Cuisine chinoise

Les Séductions du Palais - Jean-Paul Desroches, Françoise Sabban, Céline Martin Raget, Claire Morizet,

Hélène Fulgence – Éditions du Rouergue

Cuisine japonaise

Sushi Manga – Chihiro Masui - Flammarion

Cuisine arabe

Délices des mille et une nuits - Recettes: Kamal Mouzawak, Texte: Malek Chebel, Illustrations: Anne-Lise

Boutin – Gründ

Cuisine africaine

La Java Africa! Recettes d'Afrique noire - Souaibou Koita – Éditions Sud Ouest

Cuisine juive

100 Recettes de Cuisine Familiale Juive d'Algérie – Mélanie Bacri - Grancher

Cuisine des États-Unis

New York, les recettes cultes – Marc Grossman - Marabout





4 – ART DE VIVRE

Développement durable

Wild food – Les Éditions de l’Épure

Santé

Bien dans sa cuisine – Isabelle Filliozat – JC Lattès

Enfants

Mimi Biscuit et la Fée Cabosse - Delphine Rate, Virginie Grosos -

Littérature culinaire

Une journée gourmande & littéraire, un voyage en 56 recettes dans des lieux d'exception - Jacques Horovitz,

François Desgrandchamps, Photo: Stéphanie Lacombe, Jean-François Rivière – Éditions de La Martinière

Histoire culinaire

Dictionnaire de la gourmandise, sucreries et friandises – Anne Perrier-Robert – Robert Laffont

Tourisme culinaire

Épices et Roellinger – Christian Lejalé, Olivier Roellinger – Imagine and Co.





5 – THÈMES

Recettes faciles

Grande table, petite cuisine – Trish Deseine – Marabout

Thème unique

Mes secrets de charcutier – Gilles Vérot - Éditions Nicolas Chaudun

Desserts et pâtisserie

Encyclopédie des desserts - Flammarion

Poisson

Je cuisine marin – Amélie Pignarre – Éditions Pyramid

Végétarien

Grand traîté des herbes aromatiques – Mireille Gayet – Le Sureau

Chocolat

Chocolat – Christophe Felder – Les Éditions de la Martinière

Pain

Le tour du monde en 80 pains – Jean-Philippe Girard – Orphie

Fromage

Du chèvre tous les jours – Le Cherche Midi





6 – LIVRES CARITATIFS

Claude de chez Maxim's – Alain Bernard – José Santos-Dusser – Arka

Saveurs de Plazac, A taste of Plazac – Les amis du vieux Plazac

La Cuisine du coeur – Michel Fischbach, Michel Portos, Nicolas Magie – Féret





VINS ET SPIRITUEUX

1 – Le monde du vin


Meilleur livre de l’année

Les métiers du vin – histoire & patrimoine – Pierre Citerne – Nouvelles Éditions Loubatières

Vins de France

Le vin de paille du Jura – Philippe Bétry – Aréopage

Tourisme oenologique

Sur la route du vignoble de Cognac – Hachette Tourisme

Professionnels

Le gourou du vin – Michel Rolland, Isabelle Bunisset – Glénat

Traduction

Gigondas, ses Vins, sa Terre, Ses Hommes – Bottin Gourmand





2 – Boissons

Thé

1001 Secrets sur le Thé – Lydia Gautier – Éditions Prat

Spiritueux

Culture Whisky – Patrick Mahé – E/P/A

Cocktails

Cocktails by Le Forum – Deborah Rudetzki, Philippe Martineau – Le Chêne

Accords mets et vins

Accords Mets et Vins – Olivier Bompas – Hachette

Bière

Aimer la cuisine à la bière – Pierrot de Lille, Patrick Villechaize – Ouest France





3 – Culture du vin

Histoire

Vin de Bourgogne. Le Parcours de la Qualité - Essai d´oenologie historique – Louis Latour – Éditions de

l’Harmaçon

Éducation

La Biodynamie en 35 Questions – Antoine Lepetit de la Bigne – Editions la Pierre Ronde

Littérature

Florilège et Discours Savants sur le Vin – Azelina Jaboulet-Vercherre – Féret

Vins et Santé

Le vin & la médecine : À l'usage des bons vivants et des médecins – Marc Lagrange – Féret





Pour plus d’informations : Edouard Cointreau – GOURMAND INTERNATIONAL



pilar@gourmandbooks.comThis e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. - www.cookbookfair.com - festivaldulivreculinaire.fr

mardi

L'automne: saison des champignons et de l'imaginaire qui s'y rattache

Un champignon n'est pas un légume. Soit ! Mais la philosophie de la girolle serait donc supérieure à celle du chou ?


Le fait d'être différent impliquerait une relation de supériorité entre les deux ?

Sur certains plans oui, forcément, mais sur certains points seulement, comparables car communs aux deux. Alors on attend la fatidique question sur la dangerosité du champignon.

Elle est réelle, notamment dans la chaîne alimentaire. Malgré la supériorité de l'homme tout en haut de celle-ci, il peut être mis à mal par un vulgaire champignon furtif cachant bien son venin de cobra à ombrelle. Alors la philo du champignon, faut quand même s'en méfier à l'heure de la fricassée. C'est que la philosophie du champignon, il faut la maîtriser. Si l'on ne sait distinguer les golmotes des amanites panthères, on se limitera à la BD (Boite de Détaillant) du champignon, celui de Paris. Il est vrai que le chou est plus facile à vivre même s'il est différemment savoureux, mais c'est un adversaire moins valeureux et de ce fait une proie moins valorisante. Le chien truffier, meilleur ami du philosophe gastronome, ne s'y trompe d'ailleurs pas. Certes. Mais il faudra bien se rabattre sur cette proie facile du chou, le champignon refusant le combat dès que le temps se rafraichit un peu trop et préférant la politique de l'autruche jusqu'à la saison suivante.




lundi

Quelle est la valeur mondiale d'un hamburger ?

Combien coûte un Big Mac aux Etats-Unis, en France ou en Thaïlande ? Chaque année, cette question fait l'objet d'une étude mondiale menée en 2007 par le magazine The Economist et la banque suisse UBS. Objectif de ce travail : souligner le rapport entre le prix du légendaire hamburger et le temps de travail nécessaire pour parvenir à l'acheter. Le saviez-vous ? La moyenne mondiale est de 35 minutes. Pour s'offrir le hamburger, où faut-il travailler le moins longtemps ? Et où faut-il travailler le plus ? L'Enquête: Los Angeles - 3,57$ - 11 minutes En toute logique, c'est aux Etats-Unis que le Big Mac est le plus abordable. Dans la patrie de Mc Donald's, un Américain doit travailler seulement 11 minutes pour s'offrir le fameux hamburger. A Los Angeles, le salaire horaire moyen est de 12,60€/heure. Un taux élevé vu le prix des locations : un appartement de 3 pièces non meublées coûte aux alentours de 2 000€/mois Sydney - 3,36$ - 14 minutes A 3,36$, le légendaire hamburger est moins cher qu'aux Etats-Unis mais il faut travailler plus longtemps pour se l'offrir : 14 minutes en moyenne. A Sydney, le salaire horaire net est plafonne à 10,40€ ! Toutefois, les loyers sont moins élevés qu'à Los Angeles : aux alentours de 1 800€ pour un 3 pièces Zurich - 6,36$ - 15 minutes En Suisse, le prix du Big Mac est quasiment le double qu'en Australie. Il faut dire que chez les Helvètes le salaire horaire net atteint 16,20€, un record mondial ! Pas étonnant qu'il ne faille alors que 15 minutes pour s'offrir le hamburger... Cependant, malgré des loyers assez bas, les dépenses liées à la consommation alimentaire sont d'environ 530€/mois pour un couple avec un enfant : le panier de la ménagère est ici l'un des plus chers du monde. Londres - 4,57$ - 16 minutes A Londres, le prix du hamburger est en-deçà de la moyenne de la zone euro (5,34$), mais plus cher qu'aux Etats-Unis. Avec un taux net de 12,50€, le salaire horaire permet à un Anglais de ne travailler que 16 minutes pour s'offrir un Big Mac. Une aubaine dans une capitale où les loyers sont parmi les plus chers du monde : 3 460€/mois pour un 3 pièces ! Hong-Kong - 1,71$ - 17 minutes A 1,71$, le Big Mac de Hong-Kong est l'un des moins chers du monde. Mais rapporté aux conditions de vie, le hamburger nécessite quand même 17 minutes de travail… Ici, le salaire horaire est bas (4,50€) alors que les loyers sont parmi les plus élevés de la planète : 3 260€ pour un 3 pièces ! Paris - 5,34$ - 21 minutes Avec un salaire horaire net de 9€, la capitale se classe derrière Berlin, Londres ou Zurich. A 5,34$, le Big Mac nécessite donc 21 minutes de travail. Relativement élevé, le coût de la vie touche tous les secteurs : les dépenses ménagères et les prix à la location qui tournent aux alentours de 1 500€/mois pour un appartement non meublé de 3 pièces. Santiago - 3,13$ - 56 minutes Moins cher qu'à Sydney, le Big Mac chilien nécessite pourtant quatre fois plus de temps de travail ! A Santiago, il faut 56 minutes pour s'offrir le fameux hamburger. Pas étonnant quand on sait qu'ici le salaire horaire net plafonne à 3,20€ tandis que les loyers grimpent à 1 700€ pour un 3 pièces (presque autant qu'à Paris !). Bangkok - 1,86$ - 67 minutes C'est en Thaïlande que la barre symbolique de l'heure est franchie. A 1,86$ le Big Mac, il faut 67 minutes de travail pour se payer le hamburger ! Il faut dire qu'avec 1,40€, le salaire horaire net est l'un des plus bas au monde… En proportion, les loyers sont assez élevés : 430€ pour un appartement non meublé de 3 pièces. Manille - 1,96$ - 81 minutes Aux Philippines, le pouvoir d'achat est encore plus bas qu'en Thaïlande. Dans la capitale, le salaire horaire net plafonne à 1€ tandis que les loyers grimpent jusqu'à 400€ pour 3 pièces non meublées. A 1,96 $ le Big Mac, il ne faut pas moins de 81 minutes de travail pour s'offrir le légendaire hamburger… Mexico - 3,15$ - 82 minutes Avec 82 minutes de travail pour l'achat d'un Big Mac à 3,15$, le Mexique dépasse les Philippines… d'une minute. Dans la capitale la plus vaste du monde, le salaire horaire net avoisine les 1,80€ mais les loyers sont assez chers : 710€ en moyenne pour 3 pièces non meublées. Jakarta - 2,04$ - 86 minutes C'est la capitale de l'Indonésie qui remporte la palme. A Jakarta, il faut travailler 86 minutes pour s'offrir un Big Mac… à 2,04$. Malgré un salaire horaire net d'environ 1€, le coût de la vie est ici très élevé. Les loyers atteignent quasiment 600 € pour un appartement non meublé de 3 pièces. MORALITE réfléchissez où manger vos hamburgers! mais en dehors de cette galéjade il est intéressant de comparer le pouvoir d'achat de différents pays ... impressionnant! •enquête parue sur msn •http://finances.fr.msn.com/en_images/galeries_diaporama.aspx?cp-documentid=9450064 •

mercredi

La pâtisserie à la TV en 2012

Après Top Chef, MasterChef et Un dîner presque parfait, nous pensions le concept des concours de cuisine épuisé et nous nous étions trompés. M6, lancera prochainement une nouvelle émission de ce type, intitulée, Le Meilleur Pâtissier Amateur. Le programme sera présenté par Faustine Bollaert et Cyril Lignac et Mercotte, une bloggeuse spécialisée dans la pâtisserie, en seront les jurés, et trois experts (Franck Lacroix rédacteur en chef du journal du pâtissier, Ségolène Lefevre historienne et Kilien Stengel l'auteur de ce blog) viennent donner leur version culturelle de chaque recette. Pendant quatre semaines, dix candidats s’affrontent devant les fourneaux, poches à douilles et siphon à la main pour obtenir le titre de meilleur pâtissier amateur de France et publier un livre de recettes. Chaque semaine, deux participants seront éliminés à la suite de quatre épreuves. La première sera un test libre en fonction d’un thème donné comme le crumble par exemple. La deuxième, dont on ne sait pas grand-chose pour le moment, sera concoctée par le chef Lignac tandis que la troisième laissera place à la créativité des candidats. Enfin la dernière épreuve départagera les trois moins bons candidats de la semaine. (staragora.com)


Les dix candidats qui auront la chance de s’affronter à la télévision ont été sélectionnés parmi plus de quatre mille pâtissiers amateurs. Ils sont âgés de 23 à 62 ans et sont tous passionnés par le "sucré". Lors de la conférence de presse tenue hier pour présenter l’émission, la chaîne a précisé : "Les candidats n'ont pas la volonté de changer de vie. Ils ont juste l'envie de partager leur passion et transmettre leur savoir". On comprend mieux pourquoi ils ne gagnent pas d’argent s’ils remportent la compétition ! Ce concept n’est pas une création M6, il s’agit d’un format importé de Grande Bretagne. Outre Manche, il est appelé The Great British Bake Off.

A noter, qu'après le prime-time, dont on ignore encore le jour de diffusion, la Six proposera à ses téléspectateurs de suivre Cyril Lignac et Mercotte pour apprendre à réaliser de nouvelles recettes. Enfin, rappelons que France 2 prépare également un programme autour de la pâtisserie. Celui-ci s’appellerait Meilleur pâtissier de l’année et reposerait, pour ainsi dire, sur le même concept que la compétition proposée par M6.

(le concept made in USA tout en simplicité)


Dans le registre des fourneaux, il était de coutume de voir TF1 concurrencer sa concurrente M6, avec le mano a mano MasterChef / Top Chef. Un nouveau rival va venir bousculer la donne. En effet, France 2 vient de lancer les castings du Grand concours de la pâtisserie, une compétition réservée aux professionnels.

L'émission sera présentée par Virginie Guilhaume, toujours en attente d'un nouveau rendez-vous à l'antenne (après C'est la rentrée et Retour en terre inconnue). Autour d'elle, le jury sera composé de  Christophe Adam et le chocolatier Pierre Marcolini, ainsi que de Christophe Michalak (qui a déjà sa propre émission sur Téva du groupe M6). Aucune date de diffusion n'a encore été évoquée pour ce concours de France2.



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jeudi

Un magazine culinaire dans 10 ans




En guise d’histoire à venir de la cuisine, voici un voyage imaginaire sur le plateau de télévision d’un magazine culinaire en 2022.Bien que l’on ne dise plus, comme dans les années 1960-1970, que l’avenir est à l’alimentation par pilules, qu’adviendra-t-il de l’innovation en cuisine ?





Aujourd’hui, qui décide du devenir de la cuisine ? Personne pris individuellement, mais un système de compétences où l’on trouve de gens des médias, des professionnels du marketing, des chercheurs et des chefs renommés. Ces derniers ont pour fonction essentielle d’incarner une image de qualité – parfois associée à celle d’un groupe industriel -, ce qui ne diminue en rien la valeur de leurs talents.Une cuisine dont l’existence est aussi minutieusement contrôlée par la stratégie commerciale est sans doute prometteuse de qualité et de diversité.Peut-elle prendre une dimension historique ?




En attendant, en route pour 2022 !Décollant de Paris en 1825 (voir Un restaurateur sous la Restauration), la cocotte-minute géante emporte vers l’avenir nos amis Loanna, Farid, Jean-Christophe et le professeur Michelin, tous les quatre originaires du lycée professionnel Jean Moulin, à Corbeil-Essonne, ainsi que Maître Degun, leur nouvel ami rencontré à une époque antérieure (voir Un tavernier au Moyen Âge)...Les trois jeunes gens éprouvent un léger pincement de cœur lorsque le bolide double l’an 2005 et s’engage enfin vers l’inconnu total.Le professeur Michelin dévore le tableau de commandes du regard.Seul, le tavernier médiéval, est complètement zen, car, lui, depuis déjà deux voyages, il se trouve déjà en plein futur.

Il ne s’est pas passé plus de trente secondes, voici que l’engin s’immobilise et soulève automatiquement son immense couvercle. On est arrivé donc. Mais où et à quelle époque ?On risque un oeil prudent par-dessus bord.À première vue, on est sur une vaste place publique ceinturée de hauts buildings, genre parvis de la Défense. Mais pas à Paris. Peut-être dans un pays du sud, comme semblent l’indiquer la présence de palmiers qui ornent les trottoirs.A vue de nez, plus précisément, on ne doit pas être loin d’une boulangerie-pâtisserie. Car une puissante odeur de madeleine portée par une douce brise saisit les voyageurs.

- C’est dans l’avenir que l’on retrouve le temps perdu, marmonne le professeur Michelin.Mais ses élèves et maître Degun restent totalement imperméables à l’allusion.- Elle est trop c't’odeur, s’exclame Jean-Christophe, ça me donne faim.
Tous nos amis sautent à terre et se mettent en quête de la boutique d’où s’exhale l’appétissant arôme. Remontant le sillage, ils s’engagent dans une avenue jusqu’au premier carrefour, et là, étrangement, l’odeur bifurque ! Nous voulons dire qu’elle disparaît sur la droite et en avant mais persiste sur la voie de gauche. Fonctionnant comme un véritable fil d’Ariane, elle pilote nos amis à travers la ville.À lire les enseignes, les horloges universelles, les panneaux de signalisation et les affiches, nos voyageurs apprennent vite qu’ils sont arrivés au 24 avril 2022 et qu’ils ne se trouvent pas du tout sous les tropiques mais aux Pays-Bas. Donc, en 2022, on cultive le palmier en Hollande, aussi bien que la tulipe et le chanvre.Sur la base de cette observation, le professeur Michelin se met à gamberger. Il est probable que dans tout ce qui regarde l’immense sphère des sciences et techniques de la vie – or l’agriculture, l’élevage, mais aussi l’industrie alimentaire ainsi que la cuisine en font partie - dans tout ce domaine donc, on fait à peu près ce qu’on veut en 2022.La seule chose qu’on ne fait pas encore peut-être, c’est la vie elle-même.Le professeur gamberge, gamberge, gamberge, mais ne trouve aucune réponse à ses vastes questions.Il gamberge tant qu’il commence à avoir, lui aussi, un petit creux. Mais il a beau scruter les alentours, il n’aperçoit pas la moindre enseigne signalant ce qui pourrait ressembler à un restaurant





Suivant toujours les indications olfactives de la madeleine, nos chrononautes sont conduits au pied d’un immeuble qui s’annonce comme celui de la télévision publique batave.Pas de doute, l’odeur vient de là.Ils s’engouffrent donc dans le hall, continuant de renifler comme des chiens de chasse.Puis ils sautent dans un ascenseur qui les propulse au 25e étage.Et ils débarquent dans un studio où, visiblement, on est en train d’enregistrer une émission du genre de celles qui passent le dimanche matin et qui sont généralement consacrées à la cuisine.Le thème du jour est la pâtisserie.Un cuisinier tripatouille dans diverses casseroles tandis qu’une présentatrice commente chaque geste du toqué.Malgré la cruelle trivialité du spectacle, trois détails sautent aussitôt aux yeux des visiteurs.Premièrement, la présentatrice s’exprime en français.Deuxièmement, avec son visage tout ridé et sa chevelure blanche, elle tranche avec l’apparence d’éternelle jeunesse des femmes-troncs de la fin du siècle précédent : elle doit avoir cent ans.Troisièmement, la dame se précipite vers eux pour les saluer.
- Bienvenue amis français de 2005, nous vous attendions.Le vingtième numéro de notre célèbre émission Cook Look est consacré aux arômes naturels artificiels. Actuellement, notre chef est en train de confectionner un pot au feu de cabillaud au thé aux arômes de madeleine.Eh, oui ! C’est ce parfum qui vous a guidés jusqu’ici et que nous avons choisi pour promouvoir l’émission en en arrosant les rues de Maastricht.Nous vous avons piégé comme des bêtes sauvages.C’est fou n’est-ce pas ce qu’on peut faire maintenant avec les parfums !Mais pourquoi ce choix de la madeleine, me direz-vous ?Vous en avez sans doute une idée, vous autres Français, étant donné l’importance du symbole de cette friandise dans votre culture. Pour les téléspectateurs néerlandais, la madeleine n’est qu’une pâtisserie parmi d’autres et plutôt banale.Pouvez-vous leur expliquer ce que ce gâteau représente pour vous ?




La présentatrice tend le micro vers Loanna, Farid et Jean-Christophe. Mais aucun d’eux ne se précipite pour répondre.Cependant, le professeur Michelin, lui, sait très bien ce que la présentatrice veut leur faire dire, et il le dit à leur place :- La madeleine est un mini-quatre-quarts (même poids d’œufs, de sucre, de farine et de beurre) cuit dans un petit moule à la forme bien particulière.On la parfume comme on veut, ordinairement avec du zeste de citron et de la poudre d’amande.Elle est classiquement associée au thé. Autrefois, en France, la consommation du thé était un trait typique de la société bourgeoise de province. C’est dans ce cadre qu’un de nos plus grands écrivains, Marcel Proust, fit une expérience décisive. Un jour, avalant un morceau de madeleine trempé dans du thé que lui avait offert sa mère, il ressentit brusquement une puissante et délicieuse émotion qu’il ne sut immédiatement s’expliquer.Il lui fallut écrire les 2400 pages de A la recherche du temps perdu (éditions Quarto Gallimard) pour comprendre ce qui lui était arrivé.Au dernier chapitre de son immense ouvrage, il révèle que le morceau de madeleine qu’il consommait adulte ressuscitait en lui la sensation que lui avait procuré, enfant, un autre morceau de madeleine avalé dans des circonstances analogues.Son extraordinaire émotion, ce n’était pas seulement le plaisir de retrouver une sensation d’enfance, mais celui d’échapper à l’écoulement inexorable du temps et de vivre en quelque sorte un moment d’éternité.En dehors de cet aspect poétique, les analyses de Marcel Proust anticipent, de façon étonnante, les découvertes qui ont été faites à la fin du siècle dernier sur le goût, en particulier, celles de Patrick Mac Leod sur la formation du goût à partir de la mémoire des premières sensations gustatives.
- Eh bien goûtez -moi donc notre cabillaud à la Proust, enchaîne la présentatrice.Vous allez voir combien notre arôme de madeleine tient super bien le coup.Et elle lui tend une cuillère chargé du rata magdalénien.




Le professeur est incapable de desserrer les dents.
Farid lui vient promptement en aide et, tendant une large gueule, a vite fait d’enfourner la chose.
Tous ses compagnons scrutent alors son visage avec inquiétude.
Mais le jeune homme reste les yeux clos, le front lisse, les mâchoires presque immobiles : il avale lentement comme s’il s’agissait d’une purée. Seules ses narines frémissantes indiquent une émotion. Mais laquelle ?
Brusquement il semble s’éveiller et s’écrie :
- Ah ! que c’est bon !
- Mais encore ? interroge le professeur.
- Ah que c’est bon !
- Pourriez -vous mettre entre parenthèses tout jugement normatif et décrire objectivement vos sensations organoleptiques, comme je vous ai appris ?
- Je perçois un goût de brandade.
- Oui, mais encore ?
- Un goût d’ambre solaire, et aussi de limonade…
Alors, le professeur se met à apostropher la présentatrice et son cuisinier :

- C’est pire que le saucisson au café et à l’eau de Cologne, le fameux porc excité de Marinetti, votre cabillaud littéraire ! La cuisine du futur dépasse tout ce que la cuisine futuriste a pu rêver. Mais, dites-moi, vous avez utilisé de l’amande chimique et du citron artificiel pour faire votre parfum de madeleine. Aucun produit naturel !
- Alors là, pas du tout ! Vous n’imaginez pas les progrès accomplis par la chimie depuis votre époque. Nous fabriquons des arômes qui, sur le plan moléculaire, sont strictement identiques à leurs modèles naturels. Et donc, nous ne disons plus qu’ils sont artificiels. On ne mange que des produits naturels ou strictement identiques aux produits naturels ! En 2005, vous ignoriez tout ça, naturellement, si j’ose dire.
- Ça veut dire qu’on ne cultive plus d’OGM ? demande Loanna.
- Ah ! si ! on en cultive ! et même massivement. Pour faire de l’essence. Car nos voitures roulent au carburant végétal.

- Vous avez donc fait la révolution ! s’exclame le professeur Michelin.
- Pas du tout ! Les choses se sont mises en place d’elles-mêmes. Mac Donald a fermé ses macdos et a ouvert des points de distribution d’un nouveau genre. On appelle ça des concepts. Ce ne sont plus des restaurants où l’on prend des repas, mais des lieux où l’on effectue des prises alimentaires, si vous voyez la différence. Ça marche très fort.
D’ailleurs, les gens ne font même plus la cuisine chez eux. Finis la boîte de conserve, le potage en poudre et le surgelé à décongeler avant de le cuisiner. Mais ils mangent une excellente nourriture, car l’industrie alimentaire s’est complètement adaptée.




Les grands chefs qui étaient déjà connus à votre époque font distribuer leurs propres gammes de produits dans les grandes surfaces. Et comme ils ne rencontrent plus la concurrence de la cuisine privée, ils sont à la fois libres d’inventer les recettes les plus folles et contraints d’inventer tous les jours pour ne pas lasser. Désormais, toutes les associations de goûts sont possibles en cuisine.
Cette tendance perçait déjà à votre époque avec Adrian Ferra et ses inventions sulfureuses comme la paella de Kellog’s. Ses suiveurs l’ont d’abord très mal copié : rappelez-vous l’échec du poulet au coca-cola. Mais, ce ne fut que partie remise. De jeunes talents ont réussi des mélanges totalement inédits.
Tenez, aujourd’hui, que nous propose notre chef, en plus du cabillaud aux madeleines ?
Un cappuccino de cardons aux deux écumes de jus de rôti et de fleur de sel !
Un sorbet de fromage des Pyrénées à la crème de cerises noires !
- Mais pourquoi des émissions en français, alors que vous êtes aux Pays-Bas, demande Loanna ?
- Ah, oui ! vous ne pouvez pas le savoir. Tout ce que je vous ai raconté, la nourriture naturellement artificielle et artificiellement naturelle, les nouveaux concepts, tout cela marche partout, sauf en France : en 2022, c’est en France que l’on mange le mieux.
Vous allez au restaurant, car il y a toujours de vrais restaurants avec une carte et un menu. Vous continuez à faire la cuisine chez vous, à recevoir, à vous en mettre plein la lampe, à parler cuisine à tout propos et hors de propos. Ailleurs la notion de repas a disparu, et vous, vous continuez à faire des repas, trois par jour et à heures fixes.
- Mais pourquoi donc ?
- On ne sait pas. Le monde entier s’étonne car les changements actuels ont pourtant pris leur origine en France, à votre époque et même bien avant. Souventes fois : le journal La gueule ouverte, dans les années soixante-dix ! José Bové dans les années quatre-vingt-dix ! Le fooding, ce mot français créé à partir de deux mots anglais – food et feeling – et qui consiste à fédérer toutes les modes gastronomiques, y compris celles nées ailleurs qu’en France, comme les recettes à l’espuma d’origine espagnole, et la slow food inventée par les Italiens (slow parce qu’elle se savoure longuement, mais pas moins rapide à préparer que ce que vous appeliez la fast food).




- Moi, vous me donnez envie de rentrer manger chez moi, s’exclame le professeur Michelin.
- Nous aussi ! renchérissent Farid et Jean-Christophe.
- Moi, ça me donne plutôt envie de rester pour goûter à votre ragoût de poiscaille qui pue bien, fait Maître Degun ; je ne vous accompagne pas et désormais vous ne pourrez plus me traiter de médiéval.

Loanna reste muette. Mais les garçons ne la laissent pas longtemps ainsi.
- Et toi Loanna ?
- Si Maître Degun reste, je reste avec lui.
C’est ainsi que commence la première histoire de cœur de ces Voyages imaginaires que l’on croyait exclusivement consacrés à l’Histoire de la cuisine.