mercredi

Les vignes du seigneur

Droit de réponse du 22 mai 1982
Grandeur et décadence des vins français (ou supposés tels) selon la qualité et le prix. Les affrontements ne sont pas à la hauteur de la réputation de l'émission, malgré l'agressivité de Guy RENVOISE, auteur du guide des vins de France, qui fait le procès des vignerons, et Marcellin COURET, président des coopératives des vins de France, qui s'attaque aux vins de coupage (mélange de vins étrangers ). Mr HUGUET, qui représente les vins d'Alsace, différencie les grands crus et les vins de consommation courante. John WINDROTH, confondateur de l'académie du vin en France, parle des difficultés actuelles pour trouver ce qu'on veut. J.F. DUBREUIL est très inquiet de l'avenir de son métier de caviste, à Nantes. Discussion assez vive au sujet des vins du midi (rendement a l'hectare) et des vins du Beaujolais (chaptalisation); avis des oenologues ; test de dégustation (de trois vins) sur le plateau ; duplex téléphonique avec Lucien LEGRAND, marchand de vin à Paris, qui parle de l'humanisme du vin et de la confiance nécessaire entre le marchand et le consommateur. Enfin, on rappelle que dans le monde entier, les vins français sont un sujet d'admiration.


Morceau d'anthologie

Bourgogne originelle et gastronomique

J'ai hérité de mes aïeux et de cette lointaine contrée un goût immodéré de l'assiette et de la table.












Ponctuations gourmandes en apostrophes

Apostrophes du 14 décembre 1984
Avant les fêtes, Bernard PIVOT a réuni sur le plateau de ce numéro d'Apostrophes des invités autour du thème "La gourmandise et le vin". Le débat est entrecoupé de dégustations de grands crus : Banc-titre : Reproductions en couleur extraites du livre "Le vin à travers la peinture" (ACR éditions )- Robert FRESON se dit "gourmand de la beauté" et parle de son travail de photographe de plats régionaux au sein d'une équipe internationale (les articles ont été écrits par des britanniques, lui-même est un américain d'origine belge) pour illustrer l'album "Le goût de la France".- "Ma cuisine des saisons" présente "Les meilleures recettes de Georges BLANC". "Petit-fils de la meilleure cuisinière du monde", il se réjouit d'avoir suivi cette tradition. Dans ce livre, il présente un choix de recettes pour les repas de fêtes et d'autres plus accessibles. Il en commente certaines.- Auteur "Des mots du vin et de l'ivresse", Martine de CHÂTELAIN-COURTOIS, bordelaise, parle de son intérêt pour l'imaginaire du vin. Elle cite nombre d'expressions savoureuses ou plus grossières et se demande pourquoi le vin est souvent appréhendé comme féminin. Banc-titre : reproduction en couleur de dessins extraits du livre de Ronald SEARLE "Parler en vin : le langage du vin illustré"- Hugh JOHNSON, auteur du "Guide mondial du connaisseur de vin", parle de son initiation au vin, de sa curiosité pour les vignobles du monde entier qu'il a visités (Australie, Californie...) et de la place de la France comme référence. Il échange des remarques sur les vins californiens, australiens, anglais avec les autres invités.- Bernard GINESTET présente quatre guides thématiques qu'il a écrits pour la collection qu'il dirige : "Pomerol", "Margaux", "Côtes de bourg", "Saint-Julien". Il y donne les références de tous les chateaux et s'est livré à une tentative de classification de ces crus. Réflexions sur les vins de Bourgogne, de Bordeaux et d'Alsace.- Amoureux du champagne, le colonel François BONAL en parle à propos de son "Livre d'or du champagne" : l' historique (l'introduction de la mousse), le champagne et les femmes, les baptêmes de bateau, le champagne et les écrivains..En séquence finale, Bernard PIVOT croulant sous un monceau de présente une sélection de l'année sur vins, recettes, fromages, desserts, chocolat.






Apostrophes le 05 décembre 1980
Bernard PIVOT consacre pour la deuxième fois une émission à la gastronomie. Il reçoit ELiane, Jacquette et Christine de RIVOYRE venues présenter leur livre "La cuisine Landaise" préfacé par leur soeur Christine de RIVOYRE. Elles expliquent qu'elles ont appris à cuisiner ces plats Landais en regardant faire Marie LACOSTE, la cuisinière de leur grand mère et citent quelques recettes de cette région. Alain CHAPEL, chef du restaurant "La mère Charles" à Mionnay définit les cuisiniers comme "des gens de foi, de passion et d'amour". Il a écrit "la cuisine c'est beaucoup plus que des recettes" et explique pourquoi. Il raconte comment on devient un grand cuisinier, évoque ses maîtres d'apprentissage et classe les recettes en deux parties celles de la tradition et celles de l'imagination Robert J. COURTINE avoue ne pas avoir lu le livre sur la cuisine Landaise, car en l'ouvrant à la page 70, il était question de ketchup (indignation des trois soeurs RIVOYRE). Il critique également les préfaces des livres de cuisine et ne croit pas au concours culinaire. Pour écrire son livre "Le grand jeu de la cuisine", il a soumis aux plus grands noms de la gastronomie Française des paniers de saison, en laissant libre cours à leur imagination. Ils ont ainsi crée 72 menus et 350 recettes. Christine de RIVOYRE critique les recettes de ce livre. Alexis LICHINE, américain propriétaire de grands crus en bourgogne et exportateur de vins fins dans le monde entier, a écrit "une encyclopédie des vins et des alcools" il raconte comment entre les deux guerres, il s'est passionné pour les vins. Il pense que la France perd peu à peu sa position primordiale dans le domaine du vin. Emile PEYNAUD, oenologue qui a écrit "le goût du vin" pense de la dégustation est un art et une science. Il en parle longuement et en fait une démonstration devant les invités qui ont chacun un verre de vin. Il décrit avec un vocabulaire choisi le vin dégusté.




Apostrophes le 19 octobre 1979
Jean François REVEL, auteur de "un festin en paroles", histoire de la cuisine à travers les textes qui mêle la culture et la gourmandise, est intéressé par la littérature quand elle parle de cuisine et a étudié la cuisine à travers les âges. La cuisine moderne apparaît au xviiieme siècle, en même temps que prolifèrent les livres de cuisine, qu'évolue la gastronomie et que s'ouvrent les premiers restaurants. La cuisine doit se fortifier dans le terroir au lieu de s'internationaliser. Marcel DETIENNE, auteur en collaboration de "la cuisine du sacrifice en pays grec" parle de la cuisine dans l'antiquité qui est un acte politique et religieux :sacrifices, actes rituels de la consommation. Henri VINCENOT, coauteur avec sa famille de "cuisine de bourgogne" rend hommage aux femmes, grandes prêtresses de l'art culinaire, et définit la cuisine comme une fête et un rite. Il dénonce les méfaits de la vie moderne, les difficultés de trouver de bons produits, la rapidité des repas actuels et rend hommage à la variété de la cuisine bourguignonne. Henri PHILIPPON, auteur de "cuisine du Quercy et du Périgord", voyageur, journaliste et gastronome, souhaite un retour à l'artisanat, car la cuisine actuelle est sur une mauvaise voie. Emma TUBIANA, coauteur avec Catherine ANGLADE de "recevoir sans en faire un plat" parle de la cuisine quotidienne, simple, rapide et utilisant les restes. Stella et Joël de ROSNAY, auteurs de "la malbouffe" ont voulu jeter un cri d'alarme, car six maladies sur dix sont dues à l'alimentation. Danger des excès de sucre, de viande et de graisse, et problèmes d'alimentation à l'échelle mondiale. Nécessité de la prévention et souci de concilier la fête et la santé. Chaque participant évoque ce qu'il emporterait sur une île déserte pour se nourrir. Bernard PIVOT propose plusieurs ouvrages culinaires, ainsi que le seul recueil de poèmes traduit en France de Odysseus Elytis qui vient d'obtenir le prix Nobel de littérature




Les plaisirs populaires
Apostrophes du 15 décembre 1989
Bernard PIVOT a réuni, dans un décor représentant un bistrot, de nombreux invités venus présenter des ouvrages consacrés à ce qu'il appelle " les plaisirs populaires". - Jean Pierre COFFE vient de publier un nouveau recueil de ses chroniques gastronomiques "Le vrai vivre". Il a apporté dans un panier des produits frais et leur équivalent sous cellophane: jambon, salade, chapon, vin en pack, poisson congelé. Il discute avec Pierre PERRET du meilleur moment pour tuer le cochon. - André DAGUIN présente le livre de COURTINE "La cuisine des terroirs" ainsi que la réédition de son livre "Le nouveau cuisinier gascon". Bernard PIVOT en extrait quelques recettes. - Catherine FAVALLELI, libraire à Sarlat, vient de publier "La grande cuisine du Périgord" ; elle a apporté quelques truffes fraîchement cueillies et explique la différence entre Gascogne et Périgord. - Georges DUBOEUF présente "Beaujolais vin du citoyen"; il évoque l'essor de ce vin depuis une trentaine d'années, quelques crus dont le Fleury et décrit le beaujolais 89. - Le journaliste sportif Pierre CHANIER évoque "L'année du cyclisme" et les champions qui ont marqué cette année, LEMOND et FIGNON. - Robert DOISNEAU raconte comment il a réalisé les photos composant le recueil "Les doigts pleins d'encre" dont CAVANNA, présent dans l'assistance, a écrit les textes. Il présente également un livre de mémoires "A l'imparfait de l'objectif". - Rémi HESS a écrit un récit historique et sociologique sur la valse. Il rappelle l'origine de cette danse qui devient populaire grâce au musette. Extrait de "Casque d'or" de Jacques BECKER. - Jacques PESSIS est l'auteur avec Jacques CREPINEAU d'un ouvrage sur le Moulin Rouge; il évoque les grandes vedettes qui s'y sont produites et commente un montage de gravures extraites de son livre. - Pierre PERRET présente son recueil de souvenirs "Laissez chanter le petit"; il raconte ses débuts, grâce à BRASSENS et sa compagne, la réaction du public face à certaines de ses chansons. - Le dernier invité est Georges WOLINSKI pour "Plus on en parle, moins on le fait" qui déplore le manque de désir et prône la fidélité. - Générique de fin sur la chanson de PERRET "Le vin", une valse que danse Rémi HESS et une invitée.


Alsace originelle et gastronomique...

J'ai hérité de mes aïeux et de cette lointaine contrée un goût immodéré de l'assiette et de la table.























politique et gastronomie













mardi

Enseigner la cuisine aux enfants



Il est urgent d'enseigner la cuisine aux enfants mais aussi aux adultes pour compenser les effets de la cacophonie alimentaire, ces discours contradictoires sur ce qu'il faut ou ne faut pas manger pour être en forme, limiter les risques de cancer, préconise un ouvrage collectif.

Faut-il manger des poissons gras car ils sont riches en Oméga 3 ou les limiter car ils sont aussi les plus contaminés en mercure, plomb, cadmium, dioxine, PCB et arsenic? Un exemple de cacophonie alimentaire, de «brouhaha diététique», qui plonge le consommateur dans le désarroi...

Coordonné par François Guillon, président de l'institut français pour la recherche en marketing de l'alimentation santé (Iremas), le livre blanc de la cacophonie alimentaire, présenté au récent salon de l'alimentation, ne donne pas de réponses mais il décrypte «les mécanismes de la cacophonie» et tente d'en «compenser les effets».



«Il est utopique de vouloir supprimer la cacophonie», reconnaît M. Guillon, contacté par l'AFP, mais il faut «réduire la vulnérabilité des consommateurs», à commencer par «apprendre aux enfants ce qu'est l'alimentation, la cuisine».

«Il faut qu'ils développent leur esprit critique», insiste-t-il.

Les scientifiques doivent aussi «appliquer des règles de précaution» pour ne pas publier trop tôt des études qui seront utilisées par d'autres via Internet et veiller à leur communication.

Est notamment cité David Servan-Schreiber, et son livre «anti-cancer», comme «l'exemple à ne pas suivre», selon M. Guillon. Il «créé la cacophonie» en parlant «d'un régime ciblé anti-cancer» alors que les scientifiques disent qu'on peut limiter les risques de cancer avec une alimentation saine, mais qu'on «ne peut pas aller jusqu'à définir un régime anti-cancer».

Ce livre blanc est proposé uniquement en format électronique, sur le site iremas.org.


Promouvoir les bases d'une alimentation saine et d'un mode de vie sain chez les enfants de 9 à 11 ans : tel est le but de Ajial Salima (des générations saines), un programme international lancé par Nestlé et qui sera exécuté au Liban en coopération avec l'Université américaine de Beyrouth (AUB) dans vingt écoles gouvernementales au cours de la première année. Quarante autres écoles seront incluses au cours des deuxième et troisième années de l'application du programme.
Celui-ci s'adressera à l'enfant dans son environnement scolaire et familial. Les parents seront ainsi conviés à assister à des conférences sur les bases d'un mode de vie sain. De même, un kit intitulé « Kanz el-soha » (Le trésor de la santé) sera distribué aux enfants dans les écoles publiques et privées. Celui-ci est réalisé par Carla Habib Mourad, nutritionniste, dans le cadre de sa thèse de doctorat sur les « Interventions pour promouvoir les bonnes habitudes alimentaires et l'activité physique chez les écoliers libanais ».



À cet effet, un accord de coopération a été signé récemment entre le président de l'AUB, Peter Dorman, et le PDG de Nestlé au Moyen-Orient, Yves Manghardt, au cours d'une conférence de presse organisée à l'hôtel Le Gray.
Cet accord est d'autant plus important que le taux de la surcharge pondérale et de l'obésité infantile est en croissance au Liban. Une étude menée par Mme Nahla Hwalla, doyenne de la faculté d'agronomie et des sciences alimentaires à l'AUB, montre qu'en douze ans, le taux de l'obésité chez les enfants et les jeunes de 6 à 19 ans a doublé, passant de 6,8 % en 1997 à 13,2 % en 2009.
Par ailleurs, cet accord prévoit des projets de recherches qui s'étendent sur trois ans dans le but d'évaluer et de proposer les meilleures solutions aux problèmes de nutrition chez les enfants.

lundi

une soupe , ça réchauffe!


On me mange chaude dans les pays froids et froide dans les pays chauds. Consommée depuis la nuit des temps, ce n'est pas demain que je prendrai le bouillon. Je suis ? La soupe bien sûr !



Ce plat universel, dont le nom en sanscrit « sû et pô » signifie « bien nourrir », est toujours aussi populaire. Selon le Credoc, le centre de recherche qui observe nos conditions de vie jusque dans nos assiettes, neuf Français sur dix consomment de la soupe. Mais nous sommes de petits mangeurs : avec nos 15 litres de soupe consommés par an et par personne (selon le Monde), nous sommes loin derrière l'Allemagne (45 litres).


Une bonne soupeà chaque repas

Mise à toutes les sauces, on prête à la soupe des vertus parfois miracles. Comme la fameuse soupe aux choux, réputée arme choc contre les kilos. Les diététiciens lui accordent cependant une efficacité très relative. Parmi eux, Muriel Finetine, qui alimente bon nombre de sites Internet : « Il vaut mieux manger une bonne soupe de légumes variés et en morceaux à chaque début de repas », recommande-t-elle.





Soumise au régime « écolo-correct », la soupe « tendance » est cuisinée avec des légumes locaux et de saison. Pour les urbains, surtout les urbaines soucieuses de leur ligne, on a ouvert des bars à soupe. Un concept importé voici une dizaine d'années des USA : on vient y chercher son gobelet de soupe, comme dans autres enseignes on repart avec son café.



Concours, ateliers...

« Ces bars s'adressent quand même à une population plutôt bobo », modère Laurent Porée. Caennais d'origine, il est l'instigateur de la deuxième édition de « Mange ta soupe ! », qui débute ce mercredi à Carentan (7 000 habitants, dans la Manche). Comme à Cracovie, Barcelone ou encore Berlin, ce festival célébrera la soupe, à base de concours, d'ateliers et autres conférences.


« La soupe est le plat qui fédère toutes les couches de la société, note Laurent Porée. Et c'est un Cheval de Troie qui permet de parler de gastronomie, de santé, d'environnement, etc. » La recette d'un vrai bouillon de culture !

(article de Nathalie LECORNU-BAERT)

La cité de la gastronomie




L’ancien président de la Sorbonne, Jean-Robert Pitte, propose de loger la future cité de la gastronomie dans ce palais prestigieux voisin de l'hôtel Crillon. La marine nationale doit le quitter en 2014. La place de la Concorde est une adresse aux petits oignons. Or, l’hôtel de la Marine, siège du commandement de la marine française, sera disponible en 2014, à la suite du transfert à Balard (XVe) du siège du futur Pentagone à la française. Il y a quelques semaines, l’ancien ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a déjà proposé d’y créer une vitrine de l’art français.

Avant même qu’un appel à projets soit lancé pour l’occupation de ce palais édifié en l’honneur de Louis XV, Jean-Robert Pitte, ancien président de la Sorbonne et actuel responsable de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA), suggère, lui, d’y créer la future cité de la gastronomie. Cela renforcerait le dossier déposé à l’Unesco en janvier par la France afin de faire reconnaître notre gastronomie comme un élément du patrimoine de l’humanité.

Vous venez d’écrire au président de la République afin qu’il soutienne votre idée d’une cité de la gastronomie place de la Concorde. Voulez-vous brûler les étapes?
JEAN-ROBERT PITTE J’entends parler aujourd’hui de nombreux projets pour occuper l’hôtel de la Marine. Il serait scandaleux que ce haut lieu de l’histoire, de la culture et de l’art français soit mis entre les mains de promoteurs qui en feront un usage purement commercial. En écrivant à l’Elysée, j’ai voulu jeter une bouteille à la mer. L’Unesco nous demande des mesures de sauvegarde de notre savoir-faire culinaire. Nous répondons à cette requête en proposant la création d’une vitrine de ce qu’il y a de meilleur en France, place de la Concorde. L’hôtel de la Marine serait idéal pour cela.

Comment voyez-vous ce futur lieu?
Le repas fait partie de notre identité commune. Il s’agira ici de montrer que la gastronomie est un élément vivant de la culture nationale. On y présentera l’élaboration des produits de base que les grands chefs pourront cuisiner devant le public. Les spécialités régionales seront mises en valeur selon un calendrier événementiel. Il faudra créer une cinémathèque. Et la plus grande librairie de France sur la gastronomie et les boissons y trouvera aussi sa place.

L’hôtel de la Marine n’est-il pas trop luxueux pour un art si populaire?
La gastronomie mérite dix mille fois ce palais. Les Français constateront ainsi que l’on prend en considération la gastronomie de nos régions et les métiers de bouche. C’est un savoir populaire et il faut créer un cadre ouvert et prestigieux où l’on ait envie de venir. Si l’on fait la promotion du camembert ou de l’andouillette sur la place de la Concorde, à deux pas de chez Maxim’s, on sera dans la vraie tradition française qui crée des liens entre les gens au-delà des barrières culturelles ou sociales. C’est ça, la démocratisation de la culture : mettre des lieux imaginés pour la haute société à la disposition du plus grand nombre.
(propos recueillis par Eric Le.Mitouard)

COFFE , à boire et à manger....!










JEAN PIERRE COFFE CLASH MORANO
envoyé par alg95. - L'info video en direct.


Jean-Pierre Coffe : "Si Depardieu ne s'explique pas, c'est une ordure" (vidéo) - Ozap.com





Jean-Pierre Coffe : Manger à petits prix - France5
"Revu et corrigé" se veut le rendez-vous de la libre parole, de la parole donnée et des coups de gueule. Paul Amar revient sur l'actualité qui a marqué la semaine et créé un véritable débat d'idées avec les invités et les téléspectateurs. Une émission d'actu qui met en avant l'interactivité !
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[PUB] Jean Pierre Coffe débarque chez Quick - wideo
Fausse pub où Jean Pierre Coffe débarque chez Quick déguisé en Dark Vador pour sa lutte contre la malbouffe.
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vendredi

Nourrir la planete, energie de la vie - Feeding the Planet, Energy for Life


L’Exposition universelle 2015 aura lieu à Milan et rebondira sur le sujet de la gastronomie, ou des gastronomies, au patrimoine de l'Unesco. Cette expo sera une extraordinaire manifestation universelle qui donnera de la visibilité à la tradition, à la créativité et à l’innovation dans le secteur de l’alimentation, en reprenant des thèmes déjà traités lors des éditions précédentes de cette exposition et en les reconsidérant à la lumière des nouveaux cadres globaux au centre desquels il y a le thème du droit à une alimentation saine, sûre et suffisante pour toute notre planète. Voici quelques-uns des thèmes de travail et de discussion:
•Renforcer la qualité et la sécurité de l’alimentation, c'est-à-dire la sécurité d’avoir suffisamment de nourriture pour vivre et la certitude de consommer des aliments sains et de boire de l’eau potable.
•Assurer une alimentation saine et de qualité à tous les êtres humains pour éliminer la faim, la soif, la mortalité infantile et la malnutrition qui frappent aujourd'hui 850 millions de personnes de la Terre, en enrayant les famines et les pandémies.
•Prévenir les nouvelles grandes maladies sociales de notre époque, de l’obésité aux pathologies cardiovasculaires, des tumeurs aux épidémies les plus diffuses, en mettant en valeur les pratiques qui permettent de guérir ces maladies.
•Innover la recherche, la technologie et l’entreprise, toute la filière alimentaire, de façon à améliorer les caractéristiques nutritives des produits, leur conservation et leur distribution.
•Enseigner les règles de l'alimentation correcte pour favoriser de nouveaux modes de vie, en particulier pour les enfants, les adolescents, les porteurs de handicap et les personnes âgées.
•Mettre en valeur la connaissance des " traditions alimentaires " en tant qu’éléments culturels et ethniques.
L’alimentation est l'énergie vitale de la Planète, l'énergie nécessaire pour un développement durable basé sur une alimentation correcte et constante du corps, sur le respect des pratiques fondamentales de la vie de tout être humain, sur la santé.

La pureté et la diffusion des produits agro-alimentaires sont, avant tout, une nécessité sociale et elles représentent une importante valeur économique. Le rôle du territoire est central dans la mesure où la qualité et la pureté de la nourriture vont de pair avec la tradition consolidée dans les activités de culture et d’élevage des peuples et des communautés locales, qui sont le résultat d’expériences millénaires et qui s’enrichissent aujourd'hui de fortes innovations scientifiques et technologiques.
Les institutions publiques, les entreprises privées, les associations humanitaires, les organisations non gouvernementales, les représentations des consommateurs et des producteurs encouragent, tout au long de la filière agro-alimentaire, le développement des systèmes économiques et sociaux du monde entier.

La frontière de la science et de la technologie sera présentée à l’Expo:

•Préserver la bio-diversité, respecter l'environnement en tant qu’écosystème de l’agriculture, sauvegarder la qualité et la sécurité de la nourriture, enseigner la nutrition pour la santé et le bien-être de l’individu.
•Identifier les meilleurs instruments de contrôle et d’innovation, à partir des biotechnologies qui ne constituent une menace ni pour l’environnement, ni pour la santé, pour garantir la disponi-bilité d’aliments nourrissants et sains, ainsi que d’eau potable et de l’eau pour l’irrigation.
•Assurer de nouvelles sources alimentaires dans les pays du monde où l’agriculture n’est pas développée ou là où elle est menacée par la désertification des sols et des forets, par la sécheresse et les famines, par l’appauvrissement de la faune des cours d’eau et des mers.
L’Expo présentera de nombreuses possibilités de promotion et de communication:

L’Expo 2015 offrira une grande occasion de communication et de promotion aux communautés productives de base, aux agriculteurs, aux entreprises alimentaires, à la chaîne de la logistique et de la distribution, au secteur de la restauration, aux centres de recherche et aux entreprises qui entendent:

•Mettre en valeur les innovations et les technologies productives qui permettent de créer des produits alimentaires sains.
•Opérer dans la préparation et la conservation des aliments, en développant les compétences professionnelles de leurs dirigeants et de leurs salariés, tout en améliorant la communication avec le consommateur.
•Garantir la qualité des aliments avec des systèmes appropriés pour la protection et le contrôle contre les contrefaçons et les adultérations.




En Inde, les coutumes sont quelquefois bien éloignées des habitudes occidentales.