vendredi

2011 l'année du lapin





BALLADE DU LAPIN

Oh ...Les harengs saurs seront perdus demain
Et les concombres ne vaudront plus rien
Mais ici, tu t'en laves les mains
Oh...
Ca me rend fou, le frigidaire est plein
Je t'avais acheté du vin divin
La mayonnaise a du chagrin
Tu m'avais bien promis ta présence pour ce soir, ma mie
J'avais fait du gratin; des champignons si fins, du salami
Oh...
J'ai eu tort de croire à ton appétit
Tu n'es pas venue, sale amie...

Les escargots , la larme aux yeux
Silencieux rentrent chez eux
Les salsifis tout déconfits
Au riz confient tous leurs soucis
Les fraises des bois noient leur chagrin
Dans le kirsch et le romarin
Et la scarole à l'huile d'olive
A pris la pâleur de l'endive.

Oh.. Tout est gâché vraiment je n'ai plus faim
Qu'est-ce que tout ça va devenir demain
Faut en faire profiter quelqu'un
Oh...Les vagabonds trouveraient ça si bon
C'est l'occasion de faire une belle action
Avec toutes ces provisions
Au diable le lapin que tu m'as posé ce soir, méchante
Je l'ajoute au menu avec tout's ses vertus réconfortantes
Oh..Les pauvres vont faire un vrai réveillon
J'entends déjà le bruit des gros camions
D'l'abbé Pierre et ses longs jupons.

Ce poème est le fruit d'un des plus grand animateur de reveillon de l'après-guerre:
Boris Vian (1920 -1959) également nommé Vernon Sullivan ou Bison Ravi, Baron Visi ou Brisavion. Ce bon vivant était écrivain, ingénieur de l'École centrale, inventeur, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz .

lundi

NOELS DE MEMOIRE, NOELS DU BOUT DU MONDE




ALGERIE 1961
Reportage en Algérie, 8ème Noël de guerre.Ton très nostalgique à grand renfort d'images symboles (l'âne, le boeuf, le père Noel qui se ravitaille au magasin malgré le couvre feu et la fouille à Oran) Itwes d'enfants européens, table de fête, itw d'un couple âgé de pieds noirs, d'un couple jeune pressentant les évènements de 1962 et l'exil forcé "triste Noël" la femme espérant la fin de la guerre pour 1962 et souhaitant rester, la femme du premier couple avouant avoir été très malheureuse, une autre femme "le coeur n'y est pas", deux jeunes hommes "le coeur n'y est pas, on s'amuse moins que les années précédentes", un autre "Noël heureusement nous en avons une idée mais on espère toujours"




1943 FRANCE : Restriction pour un Noël occupé

QUIZ DE LA GASTRONOMIE NOEL

que d'oeufs que d'oeufs !



mercredi

L'Unesco classe la gastronomie française


AFP 16/11/2010 14:11

Le repas gastronomique français a été inscrit aujourd'hui au patrimoine immatériel de l'Humanité par un comité intergouvernemental de l'Unesco réuni à Nairobi, selon un journaliste de l'AFP.

C'est la première fois qu'une pratique tournant autour de l'alimentation et de la cuisine est consacrée par l'Unesco.

La candidature française pour la gastronomie avait été annoncée en 2008 par Nicolas Sarkozy et formalisée en janvier dernier.

Le gouvernement se défend de vouloir flatter des corporations et soutient qu'il demande le classement et la protection non d'une cuisine ou de techniques particulières, mais d'une habitude sociale.

"Le repas gastronomique des Français est une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes (naissances, mariages, anniversaires, succès, retrouvailles)", lit-on dans le dossier français déposé à l'Unesco.

"C'est une pratique sociale qui s'attache à une représentation commune du bien manger plutôt qu'à des mets particuliers", ajoute-t-il.

La France souligne que cette pratique a un sens et des rituels bien précis, de la recherche de bons produits à l'esthétisme de la table et aux conversations.
Paris voit même cette habitude comme une ouverture "à la connaissance de l'autre, au dialogue interculturel, à l'amitié entre les peuples".
Cet ouvrage est sorti le 16 novembre 2010 aux éditions Bréal































Ce manifeste tente donc de vous présenter la gastronomie sans ses apparats et artifices habituels, mettant à l’honneur la vision philosophique de ce monde alimentaire, la personnalité gastronomique qui est au fond de nous, son intérêt social, et la vision de chacun du terme « gastronomie ».

Sommaire

1. Mais qu’appelle-t-on gastronomie ?
2. D’où vient la gastronomie ?
3. Pourquoi s’interroger sur la gastronomie ?
4. « Savoir-Manger », ce terme a-t-il du sens ?
5. Existe-t-il une éthique du « bien-manger » ?
6. Peut-on naître « gastronome » ?
7. Tout le mérite d'un gastronome provient-il des choix alimentaires qu’il fait ?
8. Comment choisir ses mets ?
9. Aime-t-on la même gastronomie que notre entourage ?
10. Les cuisiniers sont-ils détenteurs d’une identité gastronomique ?
11. La gastronomie est-elle un signe extérieur de richesse patrimoniale et morale ?
12. Querelle (im)pertinente autour de la gastronomie
13. Y a-t-il trop ou pas assez de gastronomie(s) ?
14. Qu'est-ce qui est bon?
15. Qu'est-ce qui n’est bon à avaler ?
16. Manger gastronomiquement par principe, ça veut dire quoi ?
17. Se sentir obliger de manger certains produits
18. Faut-il bannir les considérations gustatives personnelles ?
19. Peut-on assouvir ses passions gourmandes ?
20. Dois-je me sentir coupable de me faire plaisir à table ?
21. Est-on généreux quand on cuisine un repas ?
22. Faut-il être fidèle à ses choix gustatifs ?
23. Suis-je ce que je mange ?
24. Existe-t-il une vérité absolue en termes de « bon » ?
25. Peut-on se fier à l’expérience du ventre ?
26. Les connaissances gastronomiques ont-elles un pouvoir ?
27. La gastronomie est-elle une économie ?
28. La gastronomie est-elle politique ?
29. Toutes les gastronomies de notre époque sont-elle honnête ?
30. La créativité culinaire est-elle libre ?
31. Y a t il une gastronomie universelle ?
32. La gastronomie est-ce la « bonne chère » ?
33. Peut-on trouver le bonheur à table ?
34. Que penser de l’esthétisme culinaire ?
35. Qu’est-ce qu’aimer un plat ?
36. Qu’est-ce qu’une identité gastronomique ?
37. Qu’est-ce que la plaisir gastronomique ?
38. Savoir manger est-ce inné ?
39. Est-on berné par nos sens gustatifs et olfactifs ?
40. Le besoin d’équilibre alimentaire nous éloigne-t-il de la gastronomie ?
41. Sait-on exprimer notre goût par des mots ?
42. La subjectivité du goût ! Ca existe ?
43. L’imagination nous joue-t-elle des tours sur la représentation de la gastronomie ?
44. L’individualisme du goût ! Ca existe ?
45. L’opinion d’un gourmand vaut-elle celle d’un gourmet ?
46. Faut-il vraiment tout goûter ?
47. Peut-on inventer une recette par hasard ?
48. La vie d’un gastronome a-t-elle un but ?
49. Faut-il ne pas être gourmand ?
50. Le savoir gastronomique se trouve-t-il dans les livres ?

C'est à toutes ces questions que cet ouvrage voudrait non pas répondre, mais introduire le lecteur, notamment à travers quelques fondements de l’expression « c’est bon », afin de souligner que notre identité alimentaire est vraiment notre bien le plus précieux.

mardi

LA SAUVEGARDE DU RITE : LE REPAS DES FRANCAIS


La différence de la gastronomie française
envoyé par BFMTV. - L'actualité du moment en vidéo.








La gastronomie française désignée patrimoine mondial
envoyé par BFMTV. - L'info internationale vidéo.

Cuisine : santé ou plaisir, faut-il choisir ?

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Le Repas à la Française au patrimoine de l'UNESCO


La gastronomie française sera-t-elle inscrite au patrimoine mondial de l’humanité? A la clé, un futur "Beaubourg de la cuisine". Mais jusqu’au vote de mardi à l’Unesco, rien n’est fait…

Leurs confidences sont chuchotées. Leurs regards, consciencieusement modestes. Leurs envies de sourire, évidemment réprimées. Profil bas obligatoire. Trois ans qu’ils partagent un même objectif : faire reconnaître le "repas gastronomique des Français" comme patrimoine de l’humanité. Pour quelques jours encore, les gourmands qui ont porté ce projet (des universitaires, des élus, des diplomates) contrarient leur nature, cultivant un mélange de paranoïa et de superstition. La décision finale revient aux membres du comité de l’Unesco chargé du "patrimoine culturel immatériel": 24 personnes, issues d’autant de pays, qui se réunissent cette semaine à Nairobi, au Kenya. Elles vont voter sur 54 dossiers – de l’art du tapis azerbaïdjanais à la soierie japonaise, en passant par le flamenco espagnol.



Après avoir obtenu l’inscription de la tapisserie d’Aubusson et du Cantu in Paghjella (une catégorie de polyphonies corses) à la liste du patrimoine mondial, la France soutient cette année la candidature du compagnonnage, de la dentelle au point d’Alençon, de la fauconnerie. Mais aucune n’a déchaîné les passions comme celle du repas à la française. Au point de frôler l’incident diplomatique. L’hostilité éclate après la visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture, le 23 février 2008. Les paroles prononcées ce jour-là par le président de la République vont créer deux scandales. En France: son "Casse-toi, pauv’ con". A l’étranger: son annonce de la démarche auprès de l’Unesco, puisque, explique-t-il, "nous avons la meilleure gastronomie du monde… Enfin, de notre point de vue".



"Tous les signes sont positifs mais la France revient de loin"
La deuxième partie de sa phrase est vite oubliée. Une armée de toques tricolores s’engouffre aussitôt dans la brèche. Concert de cocoricos. "Les Italiens et les Espagnols étaient hors d’eux, se souvient un des porteurs du projet. On a ramé pendant des mois pour dissiper l’image d’arrogance que notre pays avait une nouvelle fois donnée." Cet accro originel explique la prudence actuelle. "Nous avons reçu des mises en garde très fermes de Catherine Colonna [ambassadrice de France auprès de l’Unesco].
Elle nous répète que tout peut encore échouer si nous poussons des cris de victoire prématurés", confie Francis Chevrier. Directeur de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation, cet universitaire basé à Tours est le véritable initiateur de la candidature. C’est lui qui, en 2007, a alerté l’Elysée "par trois canaux": le député (Nouveau Centre) du Loir-et-Cher Nicolas Perruchot, le chef Guy Savoy et Jack Lang, "le seul ministre de la Culture qui se soit occupé des arts culinaires".



Excellent connaisseur des rouages de l’Unesco, Chérif Khaznadar ne voit "pas de raison majeure pour que la France n’obtienne pas gain de cause". "Il y aura peut-être des discussions, mais je vois mal 13 votants sur 24 s’y opposer", détaille-t-il. "Tous les signes sont positifs, confirme un diplomate, mais la France revient de loin." Un proche du ministre de la Culture observe aussi "des signaux encourageants" mais "retient [son] souffle": "Quand on parle de patrimoine à des Occidentaux, ils ne pensent qu’aux vieilles pierres, aux monuments en péril. Il a fallu en dissiper, des malentendus…"


Tout ça pour quoi? "D’abord faire comprendre aux Français que la cuisine est une culture qu’il convient de préserver et de transmettre aux générations futures", pose Francis Chevrier."Pour un Français, du rosé ne sera jamais un coupage de rouge et de blanc, tonne la sénatrice (UMP) Catherine Dumas, auteure d’un rapport sur les arts culinaires. La reconnaissance de l’Unesco pourrait nous aider pour combattre certains règlements européens pas toujours conformes à notre tradition." Un "oui" à Nairobi obligerait surtout Paris à lancer un plan de mise en valeur de sa gastronomie. En projet: une meilleure éducation au goût dans les écoles ; une émission consacrée au patrimoine culinaire diffusée en prime time sur France Télévisions, façon "Thalassa de la gastronomie"; et, surtout, un "Beaubourg de la cuisine", que Jean-Robert Pitte, président de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, rêve d’installer place de la Concorde, dans l’hôtel de la Marine. (Mathieu Deslandes - Le Journal du Dimanche)

Les racines de la Table

Interview de Jean-Louis, professeur à Sciences-Po, adjoint (PS) au maire de Paris chargé de la recherche.


Quelle image les Français ont-ils de leur propre repas?
On a tous en tête des études qui montrent que seul un Français sur deux pratique encore le repas en famille. Si on observe uniquement les comportements, le constat peut être déprimant. Mais, en même temps, l’image de la cuisine a changé en bien: on est passé de la cuisine "contrainte" à la cuisine "plaisir".

A quoi le voyez-vous?
En examinant l’image de la cuisine à la télé, qui est à la fois un indicateur et un accélérateur des transformations de la société. Je viens d’achever une étude sur le sujet, commandée par la Fondation Nestlé France, pour un colloque qu’elle organise jeudi prochain. Je me suis aperçu que les émissions liées à la cuisine reflétaient un vrai changement socio-culturel autour de l’alimentation. Il y a eu la phase du grand chef pédagogue, Raymond Oliver, puis Maïté la ménagère et Jean-Pierre Coffe, le défenseur du consommateur. Aujourd’hui, le thème de la culture alimentaire a envahi tous les genres télévisuels: la télé-réalité, le documentaire, le talk-show, les jeux…

Qu’est-ce que cela dit de notre rapport à l’alimentation?
Cela signifie qu’on redécouvre que, dans la cuisine, il y a de la convivialité, de la compétition, de la santé, des racines, une découverte du monde… Et on voit dans ces programmes que le fait de dresser une belle table n’est pas du tout ringard.


La gastronomie est devenue tendance. Peut-elle se démoder?
Je ne crois pas, il y a une vraie tendance de fond en sa faveur. La préoccupation pour la santé et le bien-être ainsi que le goût pour le do it yourself sont désormais fortement ancrés en nous.

Mt.D. - Le Journal du Dimanche

Samedi 13 Novembre 2010

mercredi

Les vignes du seigneur

Droit de réponse du 22 mai 1982
Grandeur et décadence des vins français (ou supposés tels) selon la qualité et le prix. Les affrontements ne sont pas à la hauteur de la réputation de l'émission, malgré l'agressivité de Guy RENVOISE, auteur du guide des vins de France, qui fait le procès des vignerons, et Marcellin COURET, président des coopératives des vins de France, qui s'attaque aux vins de coupage (mélange de vins étrangers ). Mr HUGUET, qui représente les vins d'Alsace, différencie les grands crus et les vins de consommation courante. John WINDROTH, confondateur de l'académie du vin en France, parle des difficultés actuelles pour trouver ce qu'on veut. J.F. DUBREUIL est très inquiet de l'avenir de son métier de caviste, à Nantes. Discussion assez vive au sujet des vins du midi (rendement a l'hectare) et des vins du Beaujolais (chaptalisation); avis des oenologues ; test de dégustation (de trois vins) sur le plateau ; duplex téléphonique avec Lucien LEGRAND, marchand de vin à Paris, qui parle de l'humanisme du vin et de la confiance nécessaire entre le marchand et le consommateur. Enfin, on rappelle que dans le monde entier, les vins français sont un sujet d'admiration.


Morceau d'anthologie

Bourgogne originelle et gastronomique

J'ai hérité de mes aïeux et de cette lointaine contrée un goût immodéré de l'assiette et de la table.












Ponctuations gourmandes en apostrophes

Apostrophes du 14 décembre 1984
Avant les fêtes, Bernard PIVOT a réuni sur le plateau de ce numéro d'Apostrophes des invités autour du thème "La gourmandise et le vin". Le débat est entrecoupé de dégustations de grands crus : Banc-titre : Reproductions en couleur extraites du livre "Le vin à travers la peinture" (ACR éditions )- Robert FRESON se dit "gourmand de la beauté" et parle de son travail de photographe de plats régionaux au sein d'une équipe internationale (les articles ont été écrits par des britanniques, lui-même est un américain d'origine belge) pour illustrer l'album "Le goût de la France".- "Ma cuisine des saisons" présente "Les meilleures recettes de Georges BLANC". "Petit-fils de la meilleure cuisinière du monde", il se réjouit d'avoir suivi cette tradition. Dans ce livre, il présente un choix de recettes pour les repas de fêtes et d'autres plus accessibles. Il en commente certaines.- Auteur "Des mots du vin et de l'ivresse", Martine de CHÂTELAIN-COURTOIS, bordelaise, parle de son intérêt pour l'imaginaire du vin. Elle cite nombre d'expressions savoureuses ou plus grossières et se demande pourquoi le vin est souvent appréhendé comme féminin. Banc-titre : reproduction en couleur de dessins extraits du livre de Ronald SEARLE "Parler en vin : le langage du vin illustré"- Hugh JOHNSON, auteur du "Guide mondial du connaisseur de vin", parle de son initiation au vin, de sa curiosité pour les vignobles du monde entier qu'il a visités (Australie, Californie...) et de la place de la France comme référence. Il échange des remarques sur les vins californiens, australiens, anglais avec les autres invités.- Bernard GINESTET présente quatre guides thématiques qu'il a écrits pour la collection qu'il dirige : "Pomerol", "Margaux", "Côtes de bourg", "Saint-Julien". Il y donne les références de tous les chateaux et s'est livré à une tentative de classification de ces crus. Réflexions sur les vins de Bourgogne, de Bordeaux et d'Alsace.- Amoureux du champagne, le colonel François BONAL en parle à propos de son "Livre d'or du champagne" : l' historique (l'introduction de la mousse), le champagne et les femmes, les baptêmes de bateau, le champagne et les écrivains..En séquence finale, Bernard PIVOT croulant sous un monceau de présente une sélection de l'année sur vins, recettes, fromages, desserts, chocolat.






Apostrophes le 05 décembre 1980
Bernard PIVOT consacre pour la deuxième fois une émission à la gastronomie. Il reçoit ELiane, Jacquette et Christine de RIVOYRE venues présenter leur livre "La cuisine Landaise" préfacé par leur soeur Christine de RIVOYRE. Elles expliquent qu'elles ont appris à cuisiner ces plats Landais en regardant faire Marie LACOSTE, la cuisinière de leur grand mère et citent quelques recettes de cette région. Alain CHAPEL, chef du restaurant "La mère Charles" à Mionnay définit les cuisiniers comme "des gens de foi, de passion et d'amour". Il a écrit "la cuisine c'est beaucoup plus que des recettes" et explique pourquoi. Il raconte comment on devient un grand cuisinier, évoque ses maîtres d'apprentissage et classe les recettes en deux parties celles de la tradition et celles de l'imagination Robert J. COURTINE avoue ne pas avoir lu le livre sur la cuisine Landaise, car en l'ouvrant à la page 70, il était question de ketchup (indignation des trois soeurs RIVOYRE). Il critique également les préfaces des livres de cuisine et ne croit pas au concours culinaire. Pour écrire son livre "Le grand jeu de la cuisine", il a soumis aux plus grands noms de la gastronomie Française des paniers de saison, en laissant libre cours à leur imagination. Ils ont ainsi crée 72 menus et 350 recettes. Christine de RIVOYRE critique les recettes de ce livre. Alexis LICHINE, américain propriétaire de grands crus en bourgogne et exportateur de vins fins dans le monde entier, a écrit "une encyclopédie des vins et des alcools" il raconte comment entre les deux guerres, il s'est passionné pour les vins. Il pense que la France perd peu à peu sa position primordiale dans le domaine du vin. Emile PEYNAUD, oenologue qui a écrit "le goût du vin" pense de la dégustation est un art et une science. Il en parle longuement et en fait une démonstration devant les invités qui ont chacun un verre de vin. Il décrit avec un vocabulaire choisi le vin dégusté.




Apostrophes le 19 octobre 1979
Jean François REVEL, auteur de "un festin en paroles", histoire de la cuisine à travers les textes qui mêle la culture et la gourmandise, est intéressé par la littérature quand elle parle de cuisine et a étudié la cuisine à travers les âges. La cuisine moderne apparaît au xviiieme siècle, en même temps que prolifèrent les livres de cuisine, qu'évolue la gastronomie et que s'ouvrent les premiers restaurants. La cuisine doit se fortifier dans le terroir au lieu de s'internationaliser. Marcel DETIENNE, auteur en collaboration de "la cuisine du sacrifice en pays grec" parle de la cuisine dans l'antiquité qui est un acte politique et religieux :sacrifices, actes rituels de la consommation. Henri VINCENOT, coauteur avec sa famille de "cuisine de bourgogne" rend hommage aux femmes, grandes prêtresses de l'art culinaire, et définit la cuisine comme une fête et un rite. Il dénonce les méfaits de la vie moderne, les difficultés de trouver de bons produits, la rapidité des repas actuels et rend hommage à la variété de la cuisine bourguignonne. Henri PHILIPPON, auteur de "cuisine du Quercy et du Périgord", voyageur, journaliste et gastronome, souhaite un retour à l'artisanat, car la cuisine actuelle est sur une mauvaise voie. Emma TUBIANA, coauteur avec Catherine ANGLADE de "recevoir sans en faire un plat" parle de la cuisine quotidienne, simple, rapide et utilisant les restes. Stella et Joël de ROSNAY, auteurs de "la malbouffe" ont voulu jeter un cri d'alarme, car six maladies sur dix sont dues à l'alimentation. Danger des excès de sucre, de viande et de graisse, et problèmes d'alimentation à l'échelle mondiale. Nécessité de la prévention et souci de concilier la fête et la santé. Chaque participant évoque ce qu'il emporterait sur une île déserte pour se nourrir. Bernard PIVOT propose plusieurs ouvrages culinaires, ainsi que le seul recueil de poèmes traduit en France de Odysseus Elytis qui vient d'obtenir le prix Nobel de littérature




Les plaisirs populaires
Apostrophes du 15 décembre 1989
Bernard PIVOT a réuni, dans un décor représentant un bistrot, de nombreux invités venus présenter des ouvrages consacrés à ce qu'il appelle " les plaisirs populaires". - Jean Pierre COFFE vient de publier un nouveau recueil de ses chroniques gastronomiques "Le vrai vivre". Il a apporté dans un panier des produits frais et leur équivalent sous cellophane: jambon, salade, chapon, vin en pack, poisson congelé. Il discute avec Pierre PERRET du meilleur moment pour tuer le cochon. - André DAGUIN présente le livre de COURTINE "La cuisine des terroirs" ainsi que la réédition de son livre "Le nouveau cuisinier gascon". Bernard PIVOT en extrait quelques recettes. - Catherine FAVALLELI, libraire à Sarlat, vient de publier "La grande cuisine du Périgord" ; elle a apporté quelques truffes fraîchement cueillies et explique la différence entre Gascogne et Périgord. - Georges DUBOEUF présente "Beaujolais vin du citoyen"; il évoque l'essor de ce vin depuis une trentaine d'années, quelques crus dont le Fleury et décrit le beaujolais 89. - Le journaliste sportif Pierre CHANIER évoque "L'année du cyclisme" et les champions qui ont marqué cette année, LEMOND et FIGNON. - Robert DOISNEAU raconte comment il a réalisé les photos composant le recueil "Les doigts pleins d'encre" dont CAVANNA, présent dans l'assistance, a écrit les textes. Il présente également un livre de mémoires "A l'imparfait de l'objectif". - Rémi HESS a écrit un récit historique et sociologique sur la valse. Il rappelle l'origine de cette danse qui devient populaire grâce au musette. Extrait de "Casque d'or" de Jacques BECKER. - Jacques PESSIS est l'auteur avec Jacques CREPINEAU d'un ouvrage sur le Moulin Rouge; il évoque les grandes vedettes qui s'y sont produites et commente un montage de gravures extraites de son livre. - Pierre PERRET présente son recueil de souvenirs "Laissez chanter le petit"; il raconte ses débuts, grâce à BRASSENS et sa compagne, la réaction du public face à certaines de ses chansons. - Le dernier invité est Georges WOLINSKI pour "Plus on en parle, moins on le fait" qui déplore le manque de désir et prône la fidélité. - Générique de fin sur la chanson de PERRET "Le vin", une valse que danse Rémi HESS et une invitée.


Alsace originelle et gastronomique...

J'ai hérité de mes aïeux et de cette lointaine contrée un goût immodéré de l'assiette et de la table.























politique et gastronomie













mardi

Enseigner la cuisine aux enfants



Il est urgent d'enseigner la cuisine aux enfants mais aussi aux adultes pour compenser les effets de la cacophonie alimentaire, ces discours contradictoires sur ce qu'il faut ou ne faut pas manger pour être en forme, limiter les risques de cancer, préconise un ouvrage collectif.

Faut-il manger des poissons gras car ils sont riches en Oméga 3 ou les limiter car ils sont aussi les plus contaminés en mercure, plomb, cadmium, dioxine, PCB et arsenic? Un exemple de cacophonie alimentaire, de «brouhaha diététique», qui plonge le consommateur dans le désarroi...

Coordonné par François Guillon, président de l'institut français pour la recherche en marketing de l'alimentation santé (Iremas), le livre blanc de la cacophonie alimentaire, présenté au récent salon de l'alimentation, ne donne pas de réponses mais il décrypte «les mécanismes de la cacophonie» et tente d'en «compenser les effets».



«Il est utopique de vouloir supprimer la cacophonie», reconnaît M. Guillon, contacté par l'AFP, mais il faut «réduire la vulnérabilité des consommateurs», à commencer par «apprendre aux enfants ce qu'est l'alimentation, la cuisine».

«Il faut qu'ils développent leur esprit critique», insiste-t-il.

Les scientifiques doivent aussi «appliquer des règles de précaution» pour ne pas publier trop tôt des études qui seront utilisées par d'autres via Internet et veiller à leur communication.

Est notamment cité David Servan-Schreiber, et son livre «anti-cancer», comme «l'exemple à ne pas suivre», selon M. Guillon. Il «créé la cacophonie» en parlant «d'un régime ciblé anti-cancer» alors que les scientifiques disent qu'on peut limiter les risques de cancer avec une alimentation saine, mais qu'on «ne peut pas aller jusqu'à définir un régime anti-cancer».

Ce livre blanc est proposé uniquement en format électronique, sur le site iremas.org.


Promouvoir les bases d'une alimentation saine et d'un mode de vie sain chez les enfants de 9 à 11 ans : tel est le but de Ajial Salima (des générations saines), un programme international lancé par Nestlé et qui sera exécuté au Liban en coopération avec l'Université américaine de Beyrouth (AUB) dans vingt écoles gouvernementales au cours de la première année. Quarante autres écoles seront incluses au cours des deuxième et troisième années de l'application du programme.
Celui-ci s'adressera à l'enfant dans son environnement scolaire et familial. Les parents seront ainsi conviés à assister à des conférences sur les bases d'un mode de vie sain. De même, un kit intitulé « Kanz el-soha » (Le trésor de la santé) sera distribué aux enfants dans les écoles publiques et privées. Celui-ci est réalisé par Carla Habib Mourad, nutritionniste, dans le cadre de sa thèse de doctorat sur les « Interventions pour promouvoir les bonnes habitudes alimentaires et l'activité physique chez les écoliers libanais ».



À cet effet, un accord de coopération a été signé récemment entre le président de l'AUB, Peter Dorman, et le PDG de Nestlé au Moyen-Orient, Yves Manghardt, au cours d'une conférence de presse organisée à l'hôtel Le Gray.
Cet accord est d'autant plus important que le taux de la surcharge pondérale et de l'obésité infantile est en croissance au Liban. Une étude menée par Mme Nahla Hwalla, doyenne de la faculté d'agronomie et des sciences alimentaires à l'AUB, montre qu'en douze ans, le taux de l'obésité chez les enfants et les jeunes de 6 à 19 ans a doublé, passant de 6,8 % en 1997 à 13,2 % en 2009.
Par ailleurs, cet accord prévoit des projets de recherches qui s'étendent sur trois ans dans le but d'évaluer et de proposer les meilleures solutions aux problèmes de nutrition chez les enfants.