mercredi

Jean Frambourt


Ancien président de l’UDSF, Jean Frambourt n’est plus

A la tête de l’Union de la Sommellerie Française de 1985 à 1996, il avait parfaitement poursuivi l’œuvre de Gilbert Letort. Il s’est éteint dans la nuit du 1er au 2 novembre.

Jean Frambourt était un homme attachant et un professionnel passionné. Il s’est éteint à l’âge de 73 ans, au cours de la nuit du 1er au 2 novembre. Une disparition qui touche l’ensemble de l’Union de la Sommellerie Française dont il fut le président, de mars 1985 à octobre 1996.
Sa vie professionnelle fut essentiellement marquée par un long séjour à ‘La reine Pédauque’, où il forma de nombreux jeunes sommeliers, à l’image de Philippe Bourguignon par exemple, mais aussi au sein de l’équipe du restaurant parisien ‘Petrus’.
Parallèlement, il avait très vite intégré la vie associative. Membre de l’Association du sommelier de Paris, il en deviendra le président et occupera ce poste jusqu’en 1995, date à laquelle il a passé le relais à Philippe Faure-Brac. « C’est notamment lui qui a lancé les dégustations du jeudi. Avec paternalisme et passion, il en avait fait un lieu où les jeunes professionnels, notamment, venaient se former au côté de sommeliers plus expérimentés », se souvient le patron du Bistrot du Sommelier.
Pendant six ans, également, Jean Frambourt qui a œuvré auprès de l’Education Nationale à la définition de diplômes reconnus, a dirigé l’Association de la sommellerie internationale. Sous son mandat, il organisa un concours mondial à Paris dont Serge Dubs sortit vainqueur, avant de remettre le titre, trois ans plus tard à Philippe Faure-Brac, à Rio de Janeiro. « Je garde une image précise de lui, évoque encore ce dernier, c’est lorsqu’il est arrivé sur la scène pour l’annonce du résultat du concours. Il avait un drapeau tricolore à la main et m’en a drapé… »
Son engagement a également favorisé la médiatisation d’un métier auquel il a consacré toute sa vie et qu’il aimait encore à pratiquer alors que l’heure de la retraite avait sonné. Ainsi, il se partageait entre le travail d’une petite parcelle de vigne et le bar à vin créé au début des années 2000 à Dornecy, prés de Clamecy dans la Nièvre. Un lieu qu’il animait avec Elisabeth, son épouse, et qui lui permettait de garder le contact avec les vignerons et la clientèle qu’il aimait surprendre et guider.
Ses obsèques ont été célébrées le vendredi 6 novembre, à Crécy-sur-Cerre, dans l’Aisne. Trois jours avant la finale du concours du meilleur jeune sommelier de France...

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