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ARTISTE OU CHARCUTIER









Voici la biographie d'un artiste original, qui nos démontre que l'art culinaire existe.


C'est à Braigour-les-Artiches, que Fernando-Luis Culpar voit le jour, le 31 novembre 1912. Il passe les premières années de sa jeunesse à Troufleur, tout près de son village natal, chez ses grand-parents tous deux empailleurs d'escargots.

Dès son plus jeune âge, il est attiré par la lapinotelie (collection de lapins nains) et la peinture au paté de foie... Le souvenir de cette enfance restera à jamais gravé dans sa mémoire. A l'âge de 7 ans, il revient à Mézidon sur Burgettes, où il suit sa scolarité.

En 1923, son père emmène toute la famille à Mabrouk-le-chateau pour y tenir une vidéothèque. Quatre années plus tard, la location de vidéos ne marchant pas très bien à cette époque, ils s'installent à Pertemol. Fernando-Luis Culpar rentre au séminaire qu'il quitte en 5ème pour gagner sa vie : il se retrouve à vendre ses poils pubiens à la foire de Ragnosse-le-puy.

Il décide alors de se présenter à un concours, afin d'obtenir une bourse pour l'Ecole Normale des Arts et Charcuteries. Il est reçu, et remporte, au bout de trois ans, son brevet supérieur.

Le jeune Culpar commence sa carrière de peintre à Coulemairde, il a alors 19 ans. Sa préférence va au pointillisme en moucheté de paté plutôt que la peinture au couteau de fromage de tête. Il fabrique lui-même sa mousse de foie avec ses propres pigments, utilsant surtout des tons pastels jaunes et marrons.

En 1934, il est nommé Premier Prix au salon du dessin du Petit Palais, et reçoit la très convoitée Andouille d'Or.

Plus tard c'est lui qui invente la sculpture sur rillons et lance le mouvement des "Doigts-Gras", de nombreux peintres de Montmartre le suivront, ainsi que pas mal de charcutiers activistes, et de chien errants...

De retour sur le continent en 1942, il accepte un poste dans une usine de retraitement de déchets et fabrication de terrines à l'ancienne pour humains et animaux, et déménage dans une petite maison, bien modeste, rue des Faulleducuq, dans le quartier Saint-Trougnon. Fernando-Luis Culpar se consacre alors à l'étude du lapin angora Bolivien, sa premère passion. Il invente la machine à écailler les lapins, la machine à aplatir les lapins (facilitant le transport), et la machine à transformer les lapins en lampes de chevet. Fernando-Luis Culpar a déposé ces trois brevets en 1945.

La Ministre Edmée Méachier lui confie la création de cours du soir de sculpture sur lapins vivant, mais sa façon très libre d'enseigner au burin et pic à glace déplaît à certains. Il démissionne alors, et s'installe à Bourgnouville. Il y séjourne avec toute sa famille, pendant presque une dizaine d'années, et c'est là qu'il découvre le coït anal, il écrit alors la toute première série des " Le lapin, sa vie, son rectum " (douze tomes).


Le destin anéantit alors Fernando-Luis Culpar, par la mort de son poisson rouge, Paul-Emile-Kevin, âgé de 56 ans, le seul qui dans ses moments de grandes solitudes arrivait à lui apporter le baume de l'amitié et le réconfort du coeur. Il lui dédia un livre " 50 recettes de poisson au beurre-blanc et à l'ail ".

L'art charcutier ayant toujours intéressé Fernando-Luis Culpar. En 1948 il écrit un merveilleux essai sur les " Tapisseries en tripes de porc ". Puis le maintenant classique " Dans le cochon, tout est bon! ". Intarissable au sujet de la vulve de truie, il décrit avec un tel brio son odeur que les gourmets peuvent en retrouver tous les arômes.

A la fin de l'année 1950 paraissent la première série des " Souvenirs de boudins ". Cette oeuvre démontre son génie animé par une passion vraie et authentique de la vie, sous toutes ses formes.

Fernando-Luis Culpar obtient maints titres scientifiques et mérites agricoles, malgré cela, il demeure toujours d'une grande simplicité. Il est presque autodidacte. Il maîtrise le dessin , le fumage de jambons, le modelage de rillettes , et nous lui devons de magnifiques planches sur les pieds de porc, qui font la joie des visiteurs du musée Porcin de Fleury-le-Michon.

En 1955, il fait l'acquisition du chateau de Montgroin, où il réside jusqu'à sa mort. Là il peut se livrer à toutes ses expériences et réflexions en toute quiétude et se faire livrer des centaines de lapins. C'était ce dont il avait toujours rêvé. Il y fait aménager sa maison familiale, son bureau, sa bibliothèque, sa cuve à gras, son fumoir à fraises et crépines. Ce lieu incomparable est le cadre qui convient enfin à Fernando-Luis Culpar, poète et savant. À ce jour, c'est un musée au milieu d'un magnifique jardin botanique qui respire la Provence et la couenne frite.
En 1987, s'éteint celui qui voua toute sa vie à l'étude des lapins et du gras double, à l'âge de 75 ans. Il est alors enfin reconnu, un peu tardivement, il est vrai, comme il se plaisait à en plaisanter entre deux tartines de saindoux...
NATURELLEMENT TOUT CECI N'EST QUE PUR IMAGINATION MAIS QUI SAIT????



EN 2008
A Lyon, la gastronomie avait rendez-vous avec l'art, du 18 au 25 janvier. La capitale du bien manger profita de la présence en ses murs, du SIRHA et du Bocuse d'Or, pour organiser un concours de vitrines gourmandes qui regroupent, chacune, un chef et un commerce. Trente et une « équipes » ont répondu présentes.
L'idée date des années 60, sans doute inspirée des charcutiers qui réalisaient des petits cochons en saindoux dans leur vitrine et des pâtissiers qui construisaient des sculptures à manger. On appelle ça le Eat Art (littéralement « manger l'art ») et elle a été inventée par Daniel Spoerri.
Elle ne pouvait que séduire la capitale de la gastronomie, soucieuse de faire profiter tout le monde de la grande fête de la cuisine et de la restauration, qui se tient tous les deux ans à Eurexpo et réunit ce que le monde entier compte de chefs cuisiniers et de talents gastronomiques.
Bien que réservé aux professionnels, le SIRHA a toujours attiré le grand public, qui a toujours voulu légitimement en être. Quoi de plus normal dans une ville où toutes les conversations tournent plus ou moins autour de ce qui se mange et où on le mange.
Pendant toute une semaine, dans la presqu'île de Lyon, ce sont plus de trente vitrines qui vont se parer de décors, tous plus appétissants les uns que les autres.
Avec les pâtes de fruits de Bernard Constantin (Larivoire), chez Façonnable, les tutus en chocolat de Ginet, chez Repetto, un conte pour enfants en pâtes alphabets, à la Librairie Passages, par Sonia Ezgulian, une sirène en peaux de poissons, par le chef du Chalut, chez Biche de Bere, une robe en macarons, par Sébastien Bouillet, chez Sonia Rykiel, des rosiers sucrés, chez Annick Goutal, par Xavier Gorrel, des macarons à la Andy Warhol, au Printemps, par Jean-Paul Pignol, Christian Têtedoie chez Swarovski, une robe haute couture pour Max Chaoul, par Davy Tissot de la Villa Florentine et un fourreau de mousseline aux champignons par Philippe Gauvreau, pour Nicolas Fafiotte... Pour ne citer qu'eux et c'est dommage. Un grand prix récompensera les trois meilleurs. On souhaite bien du plaisir au jury, présidé par le pâtissier parisien Pierre Hermé, pour les départager !


Les concours de charcutiers ne date pas d'hier, juste pour un petit clin d'oeil. Voici l'oeuvre ignorée de Paul Marchal, l'aieul de mon amie Virginie Gervais Marchal. Cet homme, qui en tant que boucher, exprimait son art à travers des sculptures en saindoux...voyez par vous-même...



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