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LE MODE ALIMENTAIRE FAST FOOD





Si c’est buns, c’est bon. Le sandwich, s’il est rond, est devenu l’emblême d’une génération. C’est ce que constate Libération, qui sous un titre accrocheur, On se fait une malbouffe ? consacre un article à une nouvelle tendance apparue sur Internet : la critique gastronomique du fast-food. Le rédacteur en chef de Yummy, une revue de mode, présentée comme luxueuse, a ainsi choisi de consacrer son numéro annuel aux emballages des hamburgers, sodas et autres bonbons, bref du « junkfoodisme », traduit le journaliste de Libération.

« Notre magazine se veut une réponse à la culture émergente du fast-food, véritable art de vivre populaire », se justifie Pascal Monfort, qui juge la tendance à la mode bio et antimalbouffe « déprimante ».
Frédéric Roussel, le journaliste de Libération, cite également les jeunes créateurs d’un site Internet qui invite les consommateurs de hamburgers à donner leurs appréciations après dégustations. « Il n’est pas incompatible d’aimer des pigeons toastés fourrés au foie gras ou un gigot d’agneau saignant et d’avoir aussi envie d’un burger bien gras de temps en temps », affirme Vincent Houdart, l’informaticien qui a lancé le site myburger.fr..Le Monde, affirme pour part que le véritable « rival du hamburger » est... le kebab. Le très classique critique gastronomique du journal explique que « cette concession alimentaire à la mode "ethnique" rassasie davantage qu’un McDo », écrivant « qu’un döner kebab contient tous les éléments nécessaires à un repas équilibré ». Jean-Claude Raibaut cite une étude de décembre 2005 du CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) qui identifie les jeunes nés entre 1977 et 1986 comme une « sandwich-génération ». Il livre enfin ses "bonnes" adresses, parisiennes, de kebab. Une dépêche AFP, reprise sur un site canadien, signale de son coté qu’un restaurant en Arizona propose un hamburger de 8.000 calories. C’est l’équivalent de plus trois jours de repas nécessaires à l’organisme humain, précise l’agence. Servi par des serveuses déguisées en infirmières, il est baptisé "quadruple pontage", vendu dans un menu à 11 dollars avec un paquet de cigarettes et des frites cuites « dans le lard pur ». John Basso, le patron du restaurant "le Grill de la Crise Cardiaque", dit que c’est « une blague », et rève d’ouvrir un restaurant à Paris.





1 commentaire:

du miel et du sel a dit…

On pourrait faire une histoire du sandwich et du fast food, parce que, contrairement à ce qu'on croit, ce n'est pas né d''aujourd'hui. Au contraire, dans les siècles passés, les villes regorgeaient de toutes sortes d'échoppes qui vendaient dans la rue des casse croûte et des choses rapides à manger !

Alors faire une critique "gastronomique" d'un hamburger n'est pas bizarre en soi, et ça fera peut-être monter la qualité !