mercredi
Couleur Café, que j'aime ta couleur Café...
lundi
La gastronomie fait-elle de nous des païens ?
Jadis, notre alimentation et sa saisonnalité avaient un lien direct avec le sacré, mais qu'en est il aujourd'hui?
On n'hésite pas à désacraliser son mode culturelle alimentaire en allant chez KFC, et pourtant on crache sur le manque de critères "gastronomiques" de cette dernière, et on n'hésité pas à aller au Tex-Mex en surnommant "crêpes" les tortillas. Pourtant la crêpe, aujourd'hui également confondue avec les blinis, crapiaux, ou autres pan cakes, a un lien concret avec notre culture gastronomie, telle l'invention de la recette des crêpes Suzette (qui ne sont nullement flambées mais enduites d'un beurre pommade au citron et orange), et notre culture alimentaire avec la Chandeleur qui une fête religieuse liée à la lumière symbolisant la présentation de Jésus par Marie au temple, 40 jours après Noël. Le mot chandeleur est simplement l’expression de « Festa Candelarum », fête des chandelles. En effet les croyants faisaient bénir les cierges à l’église afin d’éloigner les mauvais esprits et de protéger les semailles pour que la moisson soit abondante. Après cette cérémonie les cierges étaient emportés dans les chaumières afin de purifier et de protéger l’habitation. Cette fête de la lumière était déjà fêtée chez les celtes et les romains comme un rite païen pour la protection et le retour de la nuit à la lumière évoquant ainsi la fin de l’hiver. C’est le pape Gélase 1er, (Vè siècle) qui convertit ce rite païen par une fête religieuse. C’est aussi grâce à lui que l’on peut associer la chandeleur aux crêpes puisqu’il offrait aux pèlerins arrivés à Rome pour cette occasion des crêpes bénies. De nos jours, la chandeleur évoque un moment de fête entre amis et famille où il faut faire sauter sa crêpe (chacun son tour) avec un Louis d’or ou un billet de 500 euros dans la main (si vous avez la chance d'en posséder un, sinon 5 euros feront aussi bien l'affaire) puis de la rattraper sans la faire tomber et... du bonheur vous aurez jusqu’à la prochaine Chandeleur ! Mais pour rester dans la tradition, faites sauter la première crêpe puis lancez là par dessus votre épaule et sur le haut de l'armoire de préférence, vous voilà protégé pour toute une année du malin. Et si vous ne savez plus quoi faire de vos Louis d'or, n'hésitez pas à vous confectionner une aumônière en crêpe (sorte de bourse ficelée par un brin d'angélique), votre passage à la caisse chez KFC n'en sera que plus chic et gastronomique.
vendredi
GASTRONOMIE ET IDENTITE CULTURELLE FRANCAISE
Le Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines de l'Université de Versailles-St Quentin-en-Yvelines a organisé, en partenariat avec la Société d'ethnologie française et à l'occasion du 250e anniversaire de la naissance de Brillat-Savarin, un colloque international intitulé "Gastronomie et identité culturelle française. discours et représentations (XIXe-XXIe siècles)". Ce colloque s'est tenu les 17 et 18 mars 2005 à Paris.
Pour autant, la notion d'identité culturelle n'est pas à considérer comme un instrument mais bien comme un objet de l'étude que nous proposons ici. Si les pratiques alimentaires se diversifient considérablement en fonction de la géographie ou des cultures et peuvent contribuer à forger pour une population donnée un sentiment d'appartenance commune, il est impensable d'adopter une définition essentialiste de l'identité culturelle française. Bien au contraire, nous devons nous interroger sur les modalités et la chronologie de ses constructions, par exemple, pour la période de l'entre-deux-guerres, en analysant le discours gastronomique aux accents nationalistes d'un Curnonsky ou d'un Léon Daudet. Nous savons, d'autre part, que le discours gastronomique évolue en fonction des mutations techniques, économiques, esthétiques, sociales, mais aussi politiques : la colonisation, les phénomènes migratoires, les relations internationales, les conséquences des guerres et la « mondialisation » influent beaucoup sur lui.
Quelle identité culturelle française, discours et représentations gastronomiques, dessinent-ils depuis deux siècles?jeudi
DEGUSTATION ROMANTIQUE
mercredi
Corne d'abondance
L’histoire des confréries est très ancienne, elle remonte aux fêtes bachiques sous l’occupation romaine. Les bacchanales étaient ces fêtes religieuses offertes dans l'Antiquité en l'honneur de Dionysos alias Bacchus, dieu du vin, profitant de l'ivresse et des débordements, notamment sexuels. En outre, au Moyen Age, la notion de confréries apparaît sous forme des groupements laïcs créés pour promouvoir une croyance, religieuses ou non, ou un métier appelé quelquefois Guilde ou Corporation. Les confréries sont souvent dirigées par un grand Maître, sorte de gourou.
C’est dans un contexte de transformation protestantisme de la ville de Strasbourg, où le magistrat de l’université protestante interdit l'ouverture des auberges et cabarets pendant le prêche, à Molsheim. Le verbe évangéliste s'échauffant au contact des grands crus, c'est alors que l’évêque Jean de Manderscheid (1580-1592) fonde sa confrérie de joyeux lurons qu’il nommera « un Capitole des francs-buveurs face aux Sorbonnes qui ont jeté le trouble dans les esprits et la désunion dans des cœurs ; je veux en créer une dont les dogmes ne susciteront ni schisme ni hérésie dans ce bon pays d'Alsace». Ainsi, sortie de terre «la confrérie de la corne» en 1586, où il fallait vider d'un seul trait une corne contenant 4 litres de meilleurs crus de la région pour être admis en cette dite académie bachique.
mardi
TAILLEVENT
LE CHAUVINISME GASTRONOMIQUE

Tout cela pour vous dire que j’approuve et accompagne la demande de classification du patrimoine alimentaire et gastronomique français au label honorifique « Patrimoine immatériel de l’UNESCO », et que je souhaite que la gastronomie, à l’image de la musique ou de la peinture, entre dans le corps des arts au sein de ministère de la culture. Mais comment pourrais-je être entendu ?samedi
L'antibiotique de la gastronomie française
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A contrario, de mon article ci-dessus, je vous invite à voir ou à revoir, cette bouffée culturelle d'anticorps, qui permets de donner de l'équilibre dans notre "chauvinisme gastronomique", en cliquant sur le lien suivant : Cuisiner comme une grande Chef
vendredi
Gourmet ou Gourmand
Le baron Léon Brisse (Géménos 1813- Fontenay aux roses 1876). Après une carrière de garde général des forêts, il quitta l'admistration vers 1850 et monta à Paris pour se lancer dans le journalisme. Bon vivant et amateur de bonne chère, il fut bientôt chargé de rédiger quotidiennement une chronique gastronomique dans le journal La Liberté. Ses menus, parfois "époustouflants", furent souvent commentés. Entre autres publications, citons Trois cent soixante-cinq menus du baron Brisse (1868), Petite cuisine du baron Brisse (1870), Cuisine en carême, etc.»Autour d’un calendrier gastronomique sous le second empire et qui eut un très grand succès, le baron Brisse s’appliquait à la saisonnalité de ses menus simples et variés. N’ayant jamais moins de six plats, nous pouvons rester stupéfait ou songeur devant la quantité de nourriture que pouvaient ingurgiter nos pères, en ces périodes de début d’année et d’après fêtes.
Mardi 1er janvier 1867
Potage à la Condé
Barbue à la Béchamel
Aloyau au vin de Madère
Poulet à la peau de goret
Artichaut à la lyonnaise
Baba au rhum
Mercredi 2 janvier 1867
Potage à la julienne
Anguille à la minute
Selle de mouton garnie de rissoles
Mauviettes rôties
Scaroles à l’espagnole
Flan de crème meringuée
Jeudi 3 janvier 1867
Potage à la purée de perdrix
Cabillaud à la crème
Rosbif garni de petits pâtés
Perdreaux rôtis
Marinade de choux fleurs
Compote de poires
Pour information, le fromage n’arrivera sur les menus qu’au début du XXe siècle
jeudi
Nouvelle Année - Nouveau "Millésime"

Sur les coteaux en pentes
les vallons amoureux
un rayon de soleil
est passé sur nous deux.
J'attendais de ce ciel
qu'il fasse juste un signe
et je vois mon château
sortir du coeur des vignes.
Tu es mon millésime
ma plus belle année
pour ce bonheur en prime
que tu m'as donné.

Je suis à jamais ta terre,c'est ça être père.
on récolte le fruit, le meilleur des mélanges
la bouche est ronde et pleine, et le nez si discrêt
quel prénom allait on bien pouvoir te donner ?

(Pascal Obispo)











