mardi

Dorénavant, la grossièreté est admise...même à table


Vu que l’actualité présidentielle permet de ne plus maîtriser son vocabulaire et savoir-être, j’ai décidé pour aujourd’hui de me lâcher.

C'est une bonne mère de famille qui en vu du déjeuner dominical a passé sa matinée à préparer un civet de lapin.
Lors du repas les enfants demandent :
- Qu'est-ce qu'on mange ? Ca ressemble au poulet mais c'est différent. La texture n'est pas pareille et le goût non plus.
- Je ne vous dis pas ce que c'est, dit la mère, mais je peux vous donner un indice : c'est un surnom que je donne à votre père occasionnellement.
Le plus jeune dégoûté s'essuie la bouche en criant :
- Beuaaaah !!! On mange du trou du cul !!!


Voilà,
C’est promis, je ne le referais plus.

Sinon, histoire de commenter quelque peu cette photo de 1918, à gauche, il s'agit de ma grand-mère paternelle, qui m'a laissé mes premiers souvenirs gastronomiques : Kougelhopf, cervelas en salade, et surtout tous les mercredis midis un gratin de macaronis baignant d'huile et de beurre fondu, alliant à lui seul trois textures (liquide, mou et craquant), et trois saveurs (huile, amidon caramélisé et sel).

2 commentaires:

Alexandra a dit…

Bonjour,
Je crois que l'on a tous une initiatrice en gastronomie, et elle est souvent de la famille. Ces plats parfois "simples" mais dont la préparation personnelle de la cuisinière (ou du cuisinier d'ailleurs) lui donne une dimension bien particulière, marque nos esprits pour longtemps!
Cette petite histoire est amusante, et surtout très poétique, pourquoi s'en priver? ;-)
Bien cordialement,
Alexandra

Virginie Gervais-Marchal alias niniegm a dit…

Ton histoire m' a bien fait rire!

Quand je pense que mon grand-père et mon arrière grand-père avait rencontré le frère de ton grand père si j'ai bien tout retenu...) dans les Vosges, et qu'ils ont retrouvé après la guerre, ton grand-père dans la petite et invincible ville gauloise dont je tairai le nom!

S'ils savaient que je te rends visite sur ton "blog"!