mercredi

Pavarotti goûte dorénavant les macaronis avec Rossini


Alors que Pavarotti nous quitte, son départ me rappelle les souvenirs de Rossini et de sa monstrueuse grosseur. Presque aussi célèbre pour ses dons gastronomiques que pour ses opéras, Rossini est né en 1792 à Pesaro, en Romagne. Il recevait le samedi, dans son appartement du faubourg Montmartre. Ces soirées étaient très courues, et pourtant on n’y servait aucun rafraîchissement. Rossini se rattrapait en petit comité, dans les dîners où il se surpassait. Non seulement il laissa son nom au célèbre tournedos et à une salade de truffes, mais il préparait les macaronis, comme personne. Voici comment les décrits un de ses hôtes, le poète Méry : « Roux, comme l’or, parfumé comme l’orient, fluide comme l’ambroisie de l’Olympe, un macaroni de rayons de solaires potables qui éclata au milieu du dîner comme l’ouverture de Sémiramis ».
Dans le même esprit, Alessandro Di Profio de l'Université François-Rabelais de Tours, organiserent un colloque nommé "Hernani" durant lequel fut préparé un banquet banquet historique en association avec
l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation de Tours et le Lycée d'Hôtellerie et de Tourisme du Val de Loire de Blois, au Château de la Bourdaisière à Montlouis le 16 février 2007.

mardi

Discours gastronomique


Discuter et boire culturellement, c’est rechercher ensemble un savoir au travers de l’approfondissement d’un sujet hédonistique. Se cultiver c’est rechercher, partager et défendre des connaissances pour plus tard les exprimer et les différencier de ceux d’autrui.
Le vin comme la bière c’est un peu tout cela : un produit culturel et un désinhibeur, qui permets aux langues de se délier et au savoir de se faire savoir.
En bref, discourir gastronomiquement, c'est participer à l'avènement de l'immortalité de l'âme. Participer, c’est, d’une fluidité houblonnale, uvale, et raisonnable, il suffit de se poser rationnellement les bonnes questions et de trouver des solutions soit dans un acquis soit dans l'interlocuteur.
Au sortir de ces mots, vous ferez corps avec l’effet irrationnel du raisin ou du houblon et avec celui rationnel de la connaissance, afin de devenir maître en terme de discussion oenophile et bièrophile et vous donnerez peut être plus d’importance au langage qu’aux langues bien pendantes mais peu chargées qui s’abreuvent d’or et de lumière.