samedi

De l'eau et des mots pour s'abreuver !


Aujourd'hui, dans ma boite aux lettres tombe un prospectus syndical, et dans les rues de Paris, j'observe les porteurs d'eau, des porteurs d'idées qui défilent sous une pluie battante, portant avec eux les os, leur eau de pluie sur les épaules, et l'eau miraculeuse créée par ce flux de marcheurs volontaires et déterminés.
La rareté des eaux buvables à Paris et en Province explique l’importance des porteurs d’eau, corporation très florissante depuis le Moyen Age.
A cette époque, les porteurs d’eau travaillaient parfois sur abonnements et souvent faisaient fortune, à l’image des rédacteurs de tracts. Comme tous les parisiens, ils s’approvisionnaient aux fontaines, mais leur rôle était d’apporter l’eau à ceux qui habitaient loin de la source.
Toutes ses ressources étaient encore sans doute insuffisantes sous l’Empire, car Napoléon voulu faire plaisir aux parisiens, conseillé par Chaptal :
« Sire, donnez leur de l’eau. L’eau se vend à Paris à la bouteille, et c’est un impôt énorme que paie le peuple. »
Chaptal envisagea donc la construction du canal de l’Ourcq, et l’Empereur signa un décret pour l’édification de quinze nouvelles fontaines.
L’eau potable des fontaines de Paris ou de la petite place du village de Provence a bien disparue. Elle coule au robinet qu’on oubli d’arrêter, dépensant sans compter, en partant vite pour aller marcher plus encore pour gagner plus.
J’espère, comme ces fontaines, avoir apporter de l’eau à votre moulin, tout en respectant les marcheurs salutaires à leurs idéos, et les petits enfants porteurs d’eau des continents africains ou asiatiques dont je salue le courage.

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