Ketchup ou mayo ? C'est la question existentielle qui revient tous les midis dans nos assiettes ! Burger frites, kebabs et sodas règnent en seigneurs à la case déjeuner, laissant bouler au placard - ou pire à la poubelle - les petits pois et les haricots verts. Le fast-food : on aime, on n'aime pas mais c'est bien pratique. A terme par contre, bonjour les troubles alimentaires...
La malbouffe, c'est fashion : C'est aujourd'hui la star du septième art. Entre Supersize Me et Fast Food Nation, la restauration rapide est sévèrement critiquée par le grand écran. Mais si José Bové fait des émules, les accros de Mc Do restent légion. La raison : des pauses déjeuner trop courtes entre deux cours. Qui plus est, inutile de compter sur les selfs pour dépanner : comme s'époumone à le rappeler Cyril Lignac dans Vive la cantine, les menus y sont dégueus et en plus c'est coûteux !
La malbouffe n'aime pas les légumesA moins d'être un lapin (et encore !), les salsifis, céleris et carottes n'ont rien de glamour pour un estomac affamé. Les frites, par contre, restent l'aliment le plus sexy des Français. Côté desserts idem : à une pomme ou une poire bien mûre, on préférera les bons becs ou les miettes de gâteaux qui traînent sous le canapé. Un constat contraire aux bonnes normes nutritionnelles puisqu'il nous est recommandé de consommer 10 fruits et légumes frais minimum par jour.
La malbouffe annonce le surpoids : La visite régulière des fast-foods et le grignotage entre les repas n'est pas sans conséquences. Un ado sur 10 souffre ainsi à l'heure actuelle d'obésité. C'est 3 à 4 fois plus qu'il y a 30 ans ! Pas étonnant avec des régimes à base d'huile, overdosés en sel et en sucre mais qui boudent les protéines (on fait pas mal la tête aux poissons entre autres). Un déséquilibre alimentaire qui nous rend également plus fatigués.
Un verre sans bulles SVP : Colas, limonades et eaux gazeuses tambourinent non seulement à plein gaz nos estomac mais peuvent également entraîner des risques de fractures. Les boissons pétillantes, riches en acide phosphorique, réduisent en effet la masse osseuse, particulièrement chez les jeunes qui ne pratiquent pas ou peu d'activités sportives. Et si on remplaçait les bulles par un jus de fruits ou de l'eau tout simplement ?
Prendre le temps de manger, surtout au petit déjeuner ! Un jus d'orange, des toasts, des céréales, un fruit et un verre de lait consommés chaque matin garantissent une journée tonique, quitte à s'accommoder de déjeuners et dîners plus légers. A bannir aussi les sucreries, chips et autres surplus grignotés entre les repas ! Marcher une demi-heure (sur 24h, c'est pas la torture !) pour éliminer et éviter de zapper de Star Academy à Prison Break en mangeant : vider son assiette n'est pas une corvée, il faut apprendre à l'apprécier...
(sources doctissimo)
mercredi
La Gastronomie , c'est pas une maladie !
mardi
Médaille en chocolat...
Chacun ne vaut que par sa notoriété, le crédit qu'on lui accorde et le sérieux de son organisation. Tous les concours ne se valent pas. Le public devrait certainement d'avantage s'intéresser aux compositions et au jury. Parmi les Concours mondial de Bruxelles, Citadelles du vin (Bordeaux), concours de Bacchus (Madrid) et de Ljubljana (Slovénie), Macon (Saône-et-Loire), et les Vinalies (organisé par les oenologues), j'ai pour ma part durant 5 ans était jury au "CGA", le concours général agricole, durant le salon de l'agriculture de Paris. La dernière année, j'étais à la table de l'appellation "Beaujolais" où 12 bouteilles tronaient pour 5 dégustateurs dont 4 producteurs du beaujolais (car ayant un regard plus technique sur l'appellation) et moi-même. A voir les régards et sourires complices des viticulteurs attablés avec moi et qui se connaissaient, ils reconnaissaient à l'aveugle sans peine le "bébé" produit par leur voisin ou cousin. Comment ne pas imaginer dans ce contexte un arrangement utile pour chacun : un lopin de terre contre une médaille ??? Surtout quand on considére que sur 12 bouteilles 5 furent médaille d'or, 2 d'argent et 2 de bronze.

Le Concours mondial de Bruxelles lui a innové dans son règlement : tout vin récompensé et acheté ensuite sur le marché (France et export) pourra être comparé à un échantillon témoin gardé en réserve. Les organisateurs ont perdu des clients, mais en ont gagné d'autres. mercredi
Les Restaurants scolaires enfin étoilés...par le guide Marx
Le conseil régional de la région Centre veut donner à la cuisine scolaire, ses lettres de noblesse, notamment pour lutter contre la « malbouffe ». Son président, François Bonneau, a demandé à l'un des grands chefs français, Thierry Marx, de l'aider dans sa démarche. Samedi, l'étoilé Michelin est venu, à Orléans, rencontrer ses 92 « filleuls » assez sidérés qu'on leur témoigne soudain tant de considération. De notre rédaction d'Orléans « Vous êtes des cuisiniers comme moi, des artisans, comme moi, et vous méritez qu'on vous écoute, qu'on vous associe, qu'on vous intègre dans la communauté éducative. » Thierry Marx, le chef médiatique du château de Cordillan-Bages, à Pauillac (brièvement passé à Tours), le chef doublement étoilé par Michelin, le chef de la cuisine moléculaire, inventif, audacieux, aux trouvailles culinaires impertinentes qui font sa renommée, s'est révélé tel qu'il est : un homme modeste qui aime ses congénères (et qui vient gratuitement faire sa prestation à Orléans), un cuisinier passionné qui n'a de cesse de vouloir sincèrement partager et transmettre.Entre le chef qui sert des menus à 170 € et ceux qui doivent le faire à 2,50 €, la mayonnaise a fait mieux que prendre. Au risque de bousculer des choses L'initiative régionale les réjouit : « C'est la première fois qu'on nous réunit ! », note Pascal Cornillat (lycée agricole de Châteauroux) encore incrédule. « On nous avait abandonnés depuis longtemps et voilà qu'on nous offre une veste de cuisine brodée à notre nom, vous réalisez le contraste ? », demande Philippe Ricard (Mermoz, à Bourges). Jean-Luc Boissier (Dessaignes, à Blois) n'hésite pas à le dire : « Je suis un Tos (Technicien ouvrier de service) heureux d'avoir changé de statut ! ».
La rencontre avec Thierry Marx ajoute à l'enthousiasme : « Nous faire bénéficier, en direct, des réflexions de Thierry Marx, c'est une ouverture incroyable ! », se réjouit Franck Coche (Guéhénno, à Saint-Amand).Que leur a donc dit le grand chef ? « Vous êtes des éducateurs du goût, les éducateurs qui feront nos clients de demain. Mais vous êtes aussi ceux qui, avant de brandir les risques de l'obésité, ou la nécessité de l'équilibre nutritionnel, ont la mission de faire du repas un plaisir, des restaurants scolaires un lieu de convivialité. » Thierry Marx vit avec son temps : « Les jeunes préfèrent peut-être aujourd'hui un seul bon plat que le traditionnel entrée-plat-dessert, alors à vous d'imaginer, à vous de vous adapter ! Ils aiment les burgers ? Faites-les vous-mêmes, avec des produits de qualité et équilibrés. » Transformer les réfectoires, y mettre « du calme et du plaisir », mais aussi « innover, conduire en motivant son équipe, la former sans cesse »… Les chefs sont tous d'accord, mais unanimes aussi à dire qu'il « va falloir bousculer des habitudes, dans les têtes comme dans les organisations. » Cela tombe bien, les proviseurs et les gestionnaires participaient à cette journée.Pour François Bonneau, « cette journée est le début de quelque chose ». Les quinze premiers restaurants scolaires qui vont entrer dans la démarche « Self O Centre » vont l'illustrer. Bientôt, les chefs iront à l'exposition-démonstration de Thierry Marx, à Paris, et ils seront aussi, par groupes de sept, reçus en formation au château de Cordillan-Bages. jeudi
Le Brie : Roi des fromages ou Fromage des rois ?
On ne parle pas de Brie sans évoquer les célèbres vers du poète gourmand et gourmet de Saint Amant :
O Dieu, quel manger précieux!
Quel goût rare et délicieux!
Qu'au prix de lui ma fantaisie
incarne la sainte ambroisie.
O doux cotignac de Bacchus,
fromage que tu vaux d'écus!
Fromage de choix , certes, et morceaux choisi par de nombreux roi. Ainsi Philippe Auguste en offrait comme étrennes aux dames de la cour.
La légende gstronomique prétend que Marie Leczinska mêla ce Brie dans l'apprêt de la fameuse bouchée à la reine, inventée par cette dame. Les légendes affirment également que le mot Brioche viendrait de Brie...avec une etymologie douteuse...
mais voyons ce qu'en pense le Brie lui-même
mardi
Pourquoi certains d'entre nous mangent Bio?
Choisir de manger biologique, c’est faire un choix conscient et éthique. C’est choisir la juste rétribution des producteurs par le commerce équitable, la préservation de la nature, le respect des animaux, des aliments sans OGM et un mode de production et de consommation non productiviste à outrance. Les surplus alimentaires ne nourrissent pas ceux qui ne peuvent y avoir accès.
Tout autant que l'art culinaire traditionnel ou gastronomique, la culture du repas Bio est de partager des moments de culture culinaire et de découvrir tout particulièrement, la diversité présente dans l’alimentation biologique.
Pourquoi manger bio ?
Pour préserver notre planète?
Pour cesser de polluer les sols et les nappes phréatiques?
Pour ne plus ingérer des aliments traités chimiquement?
Parce que l’agriculture biologique respecte la nature?
Parce que les animaux n’ont pas à souffrir inutilement?
ou Pour appartenir à une classe sociale?
Manger bio, c’est peut être tout simplement assumer sa part de responsabilité collective que chacun de nous a envers la planète Terre et envers tous les êtres vivants qui nous entourent.
Bien que cette affiche pourrait porter à confusion, comme la majeure partie de la pensée collective, on ne peut confondre l'alimentation culturelle bio et le végétarisme, il existe bel et bien de la viande Bio et des légumes non bio .
A Paris 13eme arrondissement, le restaurant Bioart est le plus grand restaurant bio d’europe. Sur les bords de Seine à l’ombre de la BNF, c’est d'abord une cuisine biologique à mettre les sens sans dessus dessous. Le chef a fait ses classes chez Robuchon, Petrossian, et Senderens, et sa compotée de poulet aux gerbes fraiches laisse planer des saveurs de persils et coriandre. Sa salade de dés d’ananas à la creme de gingembre, sa soupe de potimaron, sa fricassée de poulet bio au lait de coco et son riz madras excite les papilles, alors que sa mousse au chocolat fait découvrir le vrai cacao. Avec une carte version light pour les branchés allégés, une carte des eaux de type bar à eaux, et une carte de vins bios , le tout dans un cadre zen.
jeudi
La restauration traditionnelle
Mais nous le savons, il y a la restauration traditionnelle et la traditionnelle restauration ?
Création du Concours Meilleur Ouvrier de France Préparateur de sandwich
Chacun ses classiques... Celui du fast food qui a réussi à s’implanter même dans un pays où la vache est sacrée s’appelle Big Mac. Souvent controversé, jamais égalé.
En effet, d’après le Figaro.fr, "Le hamburger à trois étages se vend chaque année à plus de 900 millions d’exemplaires dans le monde entier : 550 millions aux États-Unis, 170 millions au Japon, 60 millions au Canada… ". Il rapporte donc 2,7 milliards de dollars de chiffre d’affaire chaque année.
Retour historique : Mc Donald a été créé en 1955 par Ray Kroc dans un contexte où la croissance et la consommation entraient dans un âge d’or. Douze ans plus tard, un milliers de Mc Donalds ont ouvert aux Etats-Unis et Ronald prévoit déjà d’envahir le monde. Pendant que le clown trace des traits et des croix sur sa map monde, un employé de Pennsylvanie, Jim Delligatti, cherche de la nouveauté pour sa clientèle. Il est donc pris d’une idée folle et pose deux steaks hachés autour d’une tranche de pains aromatisés d’une fameuse sauce « spéciale », de salade, de fromage, d’oignons et des pickles (l’horrible cornichon américain que tous les français jettent). Le Big Mac est né, remporte immédiatement un grand succès et apparaît dans tous les restaurants de la chaîne comme le produit phare, "le lien universel entre les consommateurs" à en croire Denis Hennequin.
D’ailleurs la recette à quelque chose de mythique, un peu comme si ces steacks renfermaient une partie du rêve américain. Aujourd’hui, pour fêter 40 ans de succès calorifique (car si l’on calcule, 900 millions fois 495 calories cela fait 4 455 000 000 000 de calories par an dans le monde - estimation calculée en fonction de l’apport calorifique du sandwich français, qui peut varier d’un pays à l’autre- ) - un musée retraçant l’histoire du sandwich ouvre cette année en Pennsylvanie. A quoi peut bien ressembler un musée retraçant 40 ans de hamburger ? Et bien il comporte des pièces maîtresses telles que la reproduction d’un sandwich de 4,27 mètres de hauteur et 3,66 mètres de largeur.
Peu importe, à l’inauguration il y avait foule et les cent premiers arrivés sont les heureux gagnants d’un Big Mac par semaine pendant un an (Hourra !). M. Delligatti et sa famille étaient évidement de la partie.
Mais chaque médaille a son revers. N’oublions pas que Mc Donald n’a pas que des amis, loin de là. Nombreux sont les journalistes, les documentaristes, les nutritionnistes à critiquer le manque d’équilibre des repas, le manque d’hygiène de certains restaurants, ou le traitement des employés sur la chaîne de production, la misère sociale et les mauvais traitements des élevages...
Deux films à voir à ce sujet :
Fast Food Nation, sorti l’année dernière au cinéma et qui devrait vite arriver en DVD. Ce film donne un panorama complet du fonctionnement des fasts food, de la vache au consommateur... cela glace le sang.
Et le plus connu : Super Size Me, à prendre au second degré mais à voir tout de même

mercredi
Fleury Michon recrute un chef de cuisine!
Amoureux de la grande cuisine, professionnels à la pointe de l'innovation, Fleury Michon et Joël Robuchon ont été les premiers à croire au procédé de la cuisson sous vide et à le développer. C'est en 1987 que Fleury Michon commercialise ses premiers plats cuisinés. Un cuisinier sans bon produit est loin de pouvoir s'exprimer pleinement. Et, personnellement, je commençe à douter du pouvoir d'un grand chef quant à trouver la qualité dans l'industrialisation agroalimentaire face aux obligations économiques d'une société d'agroalimentaire. Très souvent, le consommateur ou son representant (ex:Que choisir, 60 millions de consommateurs) prend la plume uniquement pour exprimer la critique, et il est vrai rarement pour exprimer la joie ce qui est regrettable. Mais, je reste subjugué par la médiatisation de la qualité, et je ne peux passer sous silence mon enchantement & le bonheur que j'éprouve à imaginer que je pourrais potentiellement déguster une telle qualité voulue (par l'industriel), correspondant tellement à la qualité perçue (par l'acheteur dans les rayons en lisant le packaging et rarement les ingredients), mais si loin d'être une qualité réelle (aprés avoir consommé).
Ce bonheur conjugale entre industriel et chef de cuisine me parait utopique quant à la faisabilité pour un chef, ayant appris les savoirs et techniques traditionnels héritages du grand Escoffier et de sa codification, de s'adapter au rigueurs industrielles en terme de produits (originaire du monde chimique) et de techniques (où les 5 sens de l'être humains sont remplacés par des robots et une force de vente).
Je vous laisse donc la saveur de découvrir le profil recherché pour être un parfait conjoint dans ce concubinage de gastrolisation ou d'industronomie
ajoutée, et l’adaptation des recettes aux tendances de consommation de chacun des pays, se traduisent par le besoin de recruter un candidat ayant une expérience dans la cuisine gastronomique et un parcours dans un ou plusieurs pays étrangers. Compte tenu de nos nouveaux développements, une expérience acquise chez un industriel de produits alimentaires surgelés est un atout supplémentaire.Le poste nécessite une bonne maîtrise de l’anglais et une disponibilité pour des déplacements à l’étranger. Lieu de travail en Vendée.mardi
Pouvoir d'achat : Il parait que la vie devient Hors de Prix
· Choisissez un type de cuisine: française, indienne, chinoise, japonaise, italienne, espagnole,..ou thématisée sur un produit (poisson, viande,…)
· Si vous allez au restaurant en groupe, demandez aux autres personnes si elles sont allergiques à un type de nourriture ou si elles sont végétariennes ou tout simplement si elle aime, cela evitera de la voir faire la tête et plomber l’ambiance. Si vous vous y prenez à l'avance, vous aurez le temps de vérifier si le restaurant choisi est en mesure de proposer des plats et l’ambiance qui conviendront à chacun.
· Consultez le menu du restaurant à l'avance pour savoir s'il propose des offres particulières certains jours de la semaine, par exemple, un buffet chaque mardi.
· Recherchez des commentaires sur le restaurant choisi. Pour cela, effectuez des recherches sur internet ou interrogez vos proches.
· Une fois que vous avez choisi le restaurant, pensez à réserver à l'avance, surtout si vous êtes en groupe. Ainsi, vous serez sûr d'avoir de la place.
· Et une fois que vous avez trouvé le bon restaurant qui vous fait du bien à l’ame sans vous crever le porte-monnaie, faites en votre QG.
Ceci sans aucun sous entendu au QG Fouquet’s naturellement, qui comme nous le savons est “bon marché”, non ?

Repas d'affaires ou Repas d'offerts
- Attend tu vas voir, j'ai un truc on ne va rien payer !
Le repas terminé, le maître d'hôtel présente l'addition et notre client commence à hurler :
- Je refuse de payer, votre service est inqualifiable !
Le maître d'hôtel tente de le calmer et finit par appeler le patron
- Mais enfin que ce passe-t-il ?
- Il se passe qu'on a osé me servir une bavette à l'échalote qui à été cuite dans une poêle où on a fait cuire avant du poisson !
- Mais enfin, Monsieur, ce n'est pas possible !
Et après quelques palabres, le patron décide d'enquêter en cuisine
Qui a fait cuire la bavette du 6
- C'est moi ! Chef !
- Et tu l'as fait cuire dans une poêle propre...
- Euh, j'ai du m'en servir avant pour la sole meunière du 14 !
- C'est malin ! On est tombé sur un type à l'odorat pas possible qui s'en est aperçut
Le patron décide donc de faire un geste commercial et accepte de ne pas faire payer nos 2 compères.
La même scène se répète 15 jours plus tard, mais cette fois le type est venu avec 3 amis.
Puis encore même scène 3 semaines après, et cette fois ils viennent à 10!
2 mois après le gars téléphone au restaurant pour louer toute la salle du premier étage pour un banquet de 40 personnes... Le patron est livide !
Je vais essayer de ne pas me faire de nouveau avoir par ce type et je crois que je vais même lui faire payer tous les couverts que j'ai été obligé de lui offrir !
Le jour venu, et après les amuses-gueules d'usage, notre client attend sa bavette à l'échalote. Le chef lui est en cuisine :
- Ginette, vous avez bien acheté 2 poêles neuves comme je vous l'avais demandé ?
- Oui chef elles sont là dans leurs emballages
- Bon OK, vous les déballez, et mettez en une sur la chaise qui est là ! Et maintenant Ginette, vous allez baisser votre culotte et vous allez asseoir votre cul dans la poêle !
- Mais enfin Monsieur, c'est ridicule !
- Bon ça suffit ! C'est cela ou la porte !
- Ah bon ! Puisque c'est comme cela on va faire un effort
Et notre Ginette reste une minute le cul dans la poêle.
Le patron se saisit alors des 2 poêles et se dirige vers le banquet et s'approche de notre client :
- Monsieur, notre établissement s'en voudrait de recommencer les mêmes erreurs qu'auparavant, et je tiens à vous présenter la poêle dans lequel sera cuite votre bavette. Vous pouvez bien sûr en contrôler la propreté.
Le type renifle la poêle
- Effectivement, je n'ai rien à dire ! Mais pour-quoi cette 2ème poêle ?
- Celle-ci, je vous propose un pari, si vous perdez, vous me remboursez tous les repas que j'ai du vous offrir, par contre si vous gagnez je vous offre toute la recette de la semaine.
- Et que faut-il faire ?
- Me dire ce que nous avons fait cuire dans cette poêle ?
- D'accord !
Le client prend la poêle et la renifle quelques instants...
- Comme c'est étrange ! Ginette travaillerait ici, maintenant ?
mercredi
VIN SUR VIN
Le vin est à mon sens un produit de terroir qui doit avant tout faire profiter de ses spécificités. Le terroir viticole est un outil dont il faut tirer la meilleure expression pour l’individualiser et valoriser le vin qui en est produit. L’expression du vin fait appel à une notion fortement chargée d’histoire, de géographie, de science et de symboles. Donner un sens scientifique au terroir viticole n’a pas toujours été aisé. La plupart des scientifiques s’accordent sur une définition donnée dans le lexique agraire de la commission de géographie rurale et représentant le terroir comme : "un territoire présentant certains caractères qui le distinguent au point de vue agronomique de ses voisins" (1968).
Une confusion pourrait être faite entre cru et terroir. Cet argument tombe tout de suite car les cartes des terroirs ont été dressées en totale abstraction de la vigne et à fortiori, du vin. Il faut préciser à ce sujet que le terroir n’est qu’un des critères, qu’un facteur dans la viticulture. Même s’il prend une place primordiale souvent, positivement ou négativement, dans la qualité du vin.
Enfin, le vin, au fil des époques, a su gagner les titres d’élèment culturel, réligieux, économique, alchimique, alimentaire, gastronomique au sein des differentes communautés qui ont créé notre civilisation. En un mot il est un patrimoine dont nul ne peut critiquer la légitimité, il suffit d'écouter cette dégustation : Discours du vin
mardi
Dorénavant, la grossièreté est admise...même à table
C'est une bonne mère de famille qui en vu du déjeuner dominical a passé sa matinée à préparer un civet de lapin.
Voilà,
C’est promis, je ne le referais plus.
Sinon, histoire de commenter quelque peu cette photo de 1918, à gauche, il s'agit de ma grand-mère paternelle, qui m'a laissé mes premiers souvenirs gastronomiques : Kougelhopf, cervelas en salade, et surtout tous les mercredis midis un gratin de macaronis baignant d'huile et de beurre fondu, alliant à lui seul trois textures (liquide, mou et craquant), et trois saveurs (huile, amidon caramélisé et sel).
dimanche
Vin et Gastronomie : un savoir culturel
N'en déplaise à ceux qui viennent de créer la loi m'interdisant de vanter et parler du vin sur internet, mais le discours gastronomique est, comme il le fut pour l'un de mes maîtres philosophiques, entendez Maitre Septime, un art du septieme type. Derrière l'architecture, la sculpture, la peinture, la musique, la danse, la poésie, la cinématographie, la prestation théatrale ou photographique, et la bande dessinée, je vois tout à fait bien s'assoir au dixieme siège académique : L'art gastronomie et son discours. Discourir c’est avancer un sujet hédonistique, en faire profiter ses amis, comme une culture, un partage, une connaissance, une différence. Le vin comme la cuisine c’est un peu tout cela : un produit culturel.
(Je vous remercie naturellement de prendre la plaisanterie ci-dessus au second degré, n'y voyez aucun allusion à un quelconque extremisme)
Ce client déguisé est l'ancêtre de nos actuels clients mystères qui missionnés par les dirigeants d'une chaine viennent inspecter les restaurants de l'enseigne. J'ai vécu avec grand plaisir cette expérience, qui permets également de diffuser un savoir gastronomique à l'image de ce vous propose Patrick Chazallet sur son site.
vendredi
Produits de saison
mercredi
"La sobriété est une illusion due au manque d'alcool."
En effet, l'appellation "vin" a changé suite à l’affaire du vin de Noah (Noa ou Noha), en devenant "spiritueux aux grains de raisin".
En fait le Noa était un cépage utilisé dans certains vins. Rapidement reconnu toxique à haute dose, il était toléré dans les exploitations lorsqu'il représentait une proportion minime du cépage total.
Bien que très goutu (tout petits grains), il fut finalement interdit dans la deuxième partie du XXeme siècle. On l'a accusé de "rendre fou", et apparemment, une des raisons (non officielle) de son interdiction aurait été que les viticulteurs européens craignaient de voir leurs vignobles envahis par des cépages américains.
Officiellement, ce cépage fut interdit car la fermentation alcoolique donne, comme tout les fruits de l'éthanol (CH3CH2OH) qui est notre fameux alcool mais aussi du méthanol (CH3OH) dans une proportion assez importante et effectivement, le méthanol rend très rapidement fou mais aussi aveugle à petite dose, certains consommateurs ... Le Noha était un cépage très productif donnant un vin de qualité variable et pas cher. Avons nous économiquement effacé un cépage résistant au phylloxera pour mieux accepter le puceron d'origine americaine qui préconisa un rachat obligatoire d'ex-plants français devenus américains.mardi
La Dinde Grasse d’Henri IV
Quoique simple bourgeois, le propriétaire de la dinde se piquait d’esprit et se flattait d’être excellent patriote. Il tint le dé de la conversation jusqu’au dessert, éblouissant tout le monde de sa verve et faisant rire le roi aux éclats par sa belle humeur. Puis, soudain, tombant à ses pieds, il s’écria : — Sire, pardonnez-moi ! Je sais qui vous êtes. Je vous avais reconnu dès votre arrivée. Mais, pour avoir l’honneur d’être assis à votre table, je me suis bien gardé de révéler votre identité, même à mon aimable voisine…Là-dessus, la dame, effarée, crut devoir, à son tour, se précipiter aux genoux d’Henri IV, qui les fit relever tous deux avec sa bonne grâce habituelle. Et la chronique ajoute que le roi, loin de se fâcher de cette petite mystification, en voulut récompenser l’auteur par des lettres de noblesse, et qu’il lui dit, en le quittant :— Ventre-saint-gris ! Tu n’es pas un nigaud, mon gaillard ! Aussi, tu seras désormais gentilhomme et, en souvenir de ce bon dîner que tu m’as fait faire, tu porteras ta dinde en pal !…lundi
Le premier Chef - Rat...de goût !

Une affaire de goût...des autres ! (suite)
Au delà de notre pays, Chamberlain a étudié en 1904 les langues indiennes et leur conception du goût, où l’on retrouve un corpus de descripteurs sachant que « l’homme ne peut pas savoir ce qu’est la sensation gustative pure, il ne l’expérimente pratiquement jamais ».
vendredi
Saveur sacrement religieuse, à la crème
Dans la dimension culturelle de la nourriture, nous devons faire une place importante au domaine religieux. En effet, les interdits alimentaires font partie de la plupart des religions (c'est un des éléments importants de la pratique du Judaïsme et l'Islam interdit la consommation du porc et de l'alcool). Le christianisme, qui connaît le péché de gourmandise, a supprimé progressivement les interdits alimentaires du Judaïsme pour mettre en valeur la règle du jeûne et de l'abstinence qui introduit des contraintes importantes pour la préparation des repas (interdiction de consommer de la viande et des matières grasses d'origine animale pendant les jours réputés maigres).
La dimension religieuse de l'alimentation dans l'occident chrétien apparaît en particulier et de manière significative dans les nourritures liées à des symboles religieux et dans ce que nous avons appelé "l'héritage des moines".
L'héritage des moines représente l'aspect économique de la question religieuse au Moyen Age : les monastères sont des lieux de production et de créativité économique. Cela se traduit par la création de produits alimentaires parfois directement liés au culte religieux (culture de la vigne pour la production du vin "de messe"). Actuellement, des vins prestigieux, des fromages célèbres, des bières sont actuellement les héritiers de cette économie monastique agroalimentaire.
Les nourritures symboliques sont soit représentatives d'une association traditionnelle entre un produit et une fête d'origine religieuse (la bugne et le Carnaval, la crêpe et la Chandeleur), soit un élément important de la théologie : Adam et Eve sont chassés du paradis terrestre pour avoir mangé "le fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin" - Genèse 3.3, le pain et le vin sont le corps et le sang du Christ dans le dogme de la religion catholique, Jésus est souvent représenté comme "l'agneau de Dieu". mercredi
Couleur Café, que j'aime ta couleur Café...
lundi
La gastronomie fait-elle de nous des païens ?
Jadis, notre alimentation et sa saisonnalité avaient un lien direct avec le sacré, mais qu'en est il aujourd'hui?
On n'hésite pas à désacraliser son mode culturelle alimentaire en allant chez KFC, et pourtant on crache sur le manque de critères "gastronomiques" de cette dernière, et on n'hésité pas à aller au Tex-Mex en surnommant "crêpes" les tortillas. Pourtant la crêpe, aujourd'hui également confondue avec les blinis, crapiaux, ou autres pan cakes, a un lien concret avec notre culture gastronomie, telle l'invention de la recette des crêpes Suzette (qui ne sont nullement flambées mais enduites d'un beurre pommade au citron et orange), et notre culture alimentaire avec la Chandeleur qui une fête religieuse liée à la lumière symbolisant la présentation de Jésus par Marie au temple, 40 jours après Noël. Le mot chandeleur est simplement l’expression de « Festa Candelarum », fête des chandelles. En effet les croyants faisaient bénir les cierges à l’église afin d’éloigner les mauvais esprits et de protéger les semailles pour que la moisson soit abondante. Après cette cérémonie les cierges étaient emportés dans les chaumières afin de purifier et de protéger l’habitation. Cette fête de la lumière était déjà fêtée chez les celtes et les romains comme un rite païen pour la protection et le retour de la nuit à la lumière évoquant ainsi la fin de l’hiver. C’est le pape Gélase 1er, (Vè siècle) qui convertit ce rite païen par une fête religieuse. C’est aussi grâce à lui que l’on peut associer la chandeleur aux crêpes puisqu’il offrait aux pèlerins arrivés à Rome pour cette occasion des crêpes bénies. De nos jours, la chandeleur évoque un moment de fête entre amis et famille où il faut faire sauter sa crêpe (chacun son tour) avec un Louis d’or ou un billet de 500 euros dans la main (si vous avez la chance d'en posséder un, sinon 5 euros feront aussi bien l'affaire) puis de la rattraper sans la faire tomber et... du bonheur vous aurez jusqu’à la prochaine Chandeleur ! Mais pour rester dans la tradition, faites sauter la première crêpe puis lancez là par dessus votre épaule et sur le haut de l'armoire de préférence, vous voilà protégé pour toute une année du malin. Et si vous ne savez plus quoi faire de vos Louis d'or, n'hésitez pas à vous confectionner une aumônière en crêpe (sorte de bourse ficelée par un brin d'angélique), votre passage à la caisse chez KFC n'en sera que plus chic et gastronomique.
vendredi
GASTRONOMIE ET IDENTITE CULTURELLE FRANCAISE
Le Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines de l'Université de Versailles-St Quentin-en-Yvelines a organisé, en partenariat avec la Société d'ethnologie française et à l'occasion du 250e anniversaire de la naissance de Brillat-Savarin, un colloque international intitulé "Gastronomie et identité culturelle française. discours et représentations (XIXe-XXIe siècles)". Ce colloque s'est tenu les 17 et 18 mars 2005 à Paris.

















